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"Certains ne connaissent même pas la date des élections": avant les Européennes, la crainte d'une forte abstention

Les militants présents dans les rues pour tracter avant les élections se rendent compte que la majorité des électeurs ne s'intéressent pas aux élections européennes.

Le scrutin des élections européennes se profile dans quatre semaines. Pourtant, malgré la proximité de la date, la campagne ne semble pas véritablement battre son plein. Entre la crise des "gilets jaunes", et l'incendie de Notre-Dame, toutes les occasions pour parler d'autre chose que d'Europe sont bonnes. Alors on craint que l’abstention cette année encore, soit très élevé. Il y a cinq ans, il était 56% à s’être abstenus. 

Et sur le terrain, on se rend compte, que les citoyens ne s’intéressent pas vraiment à ce scrutin ni aux politiques qui s’y présentent. 

Des militants LREM tentent pourtant de sensibiliser les électeurs en tractant. Sans trop de résultats. Il y a ceux qui font mine de ne pas entendre, ceux qui sont pressés et ceux qui connaissent à peine la date du scrutin. Alain accepte de s'arrêter, mais ne reconnaît pas vraiment Nathalie Loiseau sur le tract qu'on lui tend. C'est pourtant une ancienne ministre et la tête de liste LREM.

"Je crois l’avoir vue à la télévision une fois mais je ne m’occupe pas trop de politique", explique-t-il. 

"Un travail pédagogique à faire"

Quelques minutes plus tard, nouvelle question: connaissez-vous l'une des têtes de liste pour les Européennes. Et toujours les mêmes réponses. "Je ne saurais pas répondre. D’autant qu’on n'en entend pas beaucoup parler en ce moment", affirme une jeune femme.

Les Marcheurs ne désespèrent pas pour autant. Il reste encore plus de quatre semaines avec le scrutin. Ambroise Méjean fait partie des Jeunes avec Macron. 

"Il y a quand même un gros travail de pédagogie à faire, car certains ne connaissent même pas la date de l’élection, quelles sont les listes en présence. Il faut leur expliquer pour c’est important de voter puisque c’est là que va se jouer l’avenir de l’Europe. Et il faut leur donner les arguments pour leur dire ce qu’on défend pour l’Europe", explique-t-il. 

Au bout d'une heure, les militants lèvent le camp. Sans même avoir réussi à distribuer tous leurs tracts. 

Pierrick Bonno avec Guillaume Descours