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Débat d'entre-deux-tours: "Les deux camps ont très mal vécu l'édition de 2017", raconte Léa Salamé

Léa Salamé, qui animait le débat d'entre-deux-tours entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron avec Gilles Bouleau, assure ce jeudi sur RMC que les deux camps ont très mal vécu l'édition de 2017 et ne voulaient pas de joutes verbales cette fois-ci. Résultat, un débat apaisé, pour le plus grand bonheur de la journaliste qui regrette l'omniprésence du "clash" et du "buzz" à la télévision.

Mercredi soir, il y avait ceux qui débattaient et ceux qui étaient là pour encadrer. Gilles Bouleau et Léa Salamé avaient la lourde tâche d'arbitrer le débat d'entre-deux-tours entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron. Un travail fatigant, a d'ailleurs confié ce jeudi sur RMC Léa Salamé: "C'est un moment assez paradoxal. On sort on est complètement cotonneux, c'est un vrai job de modérateur", a assuré la journaliste de France 2 sur le plateau des "Grandes Gueules".

"J'ai ressenti dès le début qu'il y avait un accord tacite entre les deux camps pour ne pas refaire le débat d'il y a cinq ans. Que ce soit Emmanuel Macron ou Marine Le Pen, les deux camps ont très mal vécu l'édition 2017 nous ont confié leurs conseillers respectifs", explique Léa Salamé.

"Les deux étaient sur la retenue"

Une volonté qu'a ressenti la journaliste pendant le débat de trois heures: "À chaque question, à chaque thème, même sur le débat des retraites ou de la sécurité, on pensait que ça allait partir mais les deux étaient sur la retenue. Ce n'était pas du tout le même match qu'il y a cinq ans", raconte-t-elle évoquant deux candidats sortis "plutôt contents, et l'un et l'autre".

"Tout de suite après la fin de l'émission, la première chose qu'on dit les deux camps c'est que 'c'était mieux qu'il y a cinq ans'. Le pendant de cela, c'est qu'on aurait pu s'attendre à des moments plus électriques", a-t-elle ajouté.

"C'est bien qu'il y ait des moments de calme et de hauteur"

Et si le temps imparti a été dépassé d'un quart d'heure, la journaliste se félicite que des thèmes pas abordés il y a cinq ans aient pu l'être comme l'écologie. "On a esquivé aucun thème", assure Léa Salamé qui estime que le débat a été "un moment démocratique", pour le meilleur:

"Il y a une forme de clacissisme, on n'est plus habitués à ce genre de débat un peu à l'ancienne et je trouve que c'est quelque chose de rassurant. Alors qu'il y a du clash et du buzz sur toutes les chaînes, c'est bien qu'il y ait des moments de calme et de hauteur", se réjouit la journaliste.
G.D.