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Doigt d'honneur d'Eric Zemmour: ses proches doutent mais ne lâchent pas le polémiste

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C’est l’image politique du week-end. Le doigt d’honneur d’Eric Zemmour à une passante à Marseille et cela pourrait porter un coup fatal à sa campagne.

Et si c’était la provoc de trop ? Même chez ses plus proches soutiens on ne se voile pas la face. "Ce n’est pas le truc le plus classe qu’il ait fait", nous dit un fidèle. Un partisan d’Eric Zemmour qui prend aujourd’hui ses distances enfonce le clou : "Quand on est candidat à la présidentielle, on n'a pas le droit d'être un amateur". Est-ce que le mea culpa du polémiste qui reconnaît un geste "inélégant" arrangera les choses. On nous assure mordicus que les militants, eux, "aiment ce côté spontané".

  • Par contre ses concurrents se frottent les mains

De l'autre côté, ses adversaires jubilent. À commencer par le Rassemblement national. Marine Le Pen estime qu’Eric Zemmour n’a "pas réussi sa mue de polémiste à candidat". Pour un lieutenant du RN, "il explose en vol. La politique c’est des rencontres, des échanges. Il n’est pas à l’aise dans l’exercice. L’envie de jeter l’éponge doit lui passer par la tête".

  • A qui la faute?

Eh bien à une campagne au choix "d’amateur", "folklorique", disent certains soutiens. Depuis quelques semaines, tous les yeux sont rivés vers le duo qu’il forme avec sa conseillère Sarah Knafo: "Tout se décide entre Zemmour et sa Sarah", grince un ancien soutien : "On navigue à vue… à tel point qu’un accident industriel est possible".

  • Pourtant l'équipe de campagne fait bloc

Oui parce que la semaine est clé : annonce imminente de candidature, une ou deux interventions télé et préparation du grand meeting ce dimanche au Zenith. Un membre de son équipe persiste et signe : "on ne change rien".

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  • La déflagration Nicolas Hulot s’invite dans la campagne de Yannick Jadot, Matthieu Orphelin mis en retrait

Parce qu’il est un très proche de l’ancien animateur et ancien ministre, au cœur d’accusations de viol et d’agressions sexuelles. Dans un communiqué acerbe, le désormais ex-porte-parole ne cache pas sa colère. Et dans son entourage, certains disent qu’il joue le rôle de "fusible, qu’on lui a "coupé la tête pour protéger Jadot. Pire, parce que d’autres scandales "du type Denis Baupin et Nicolas Hulot pourraient sortir". Quoiqu’il en soit, dans l’entourage de Sandrine Rousseau, on applaudit des deux mains cette mise en retrait : "Respect pour Yannick Jadot". On estime que "c’est exactement ce qu’aurait dû faire le gouvernement au moment des révélations de plainte pour viol dont faisait l’objet Nicolas Hulot en 2018".

  • Eric Ciotti met les bouchées doubles

20 réunions militantes en une semaine dont 7 déplacements entre dimanche et lundi… L'équipe d'Eric Ciotti veut croire que c'est le petit poucet de ce scrutin et compare son parcours à celui d’Emmanuel Macron en 2017 : "Lui non plus, personne ne le connaissait en septembre et pourtant, il était élu président en mai". Et tenez-vous bien : l’un de ses porte-parole laisse même entendre qu’Eric Zemmour serait prêt à se retirer, si jamais Ciotti gagnait le congrès. Les jeux sont ouverts !

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Hélène Terzian (avec G.D.)