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Education, sécurité, emploi... Quels budgets de l'Etat vont augmenter en 2023?

Le ministre des Comptes publics Gabriel Attal détaille ce lundi dans Les Echos les évolutions du budget de 339 milliards pour l'Etat.

A quoi va ressembler le budget de l'Etat en 2023? Gabriel Attal, le ministre chargé des Comptes publics, livre le détail ce lundi matin dans une interview au journal Les Echos : un budget de 339 milliards d'Euros pour l'Etat, qui doit tourner la page du fameux "quoi qu'il en coûte" lié à la crise du Covid-19. Le budget, c'est la procédure classique, sera transmis ce lundi au Parlement, avec l'objectif de tenir le déficit à 5% du PIB l'an prochain.

Mais ce budget doit surtout permettre au gouvernement de mettre en oeuvre les promesses de campagne d'Emmanuel Macron. Emploi - sécurité, justice, défense... et transition écologique : voilà les domaines dans lesquels l'Etat va augmenter ses dépenses en 2023. Par exemple, l'Education Nationale bénéficiera d'une hausse historique de son budget : +3.6 milliards d'euros, qui doivent notamment servir à mieux payer les enseignants. Jamais en dessous de 2.000 euros nets par mois, ce qui était une une promesse de campagne d'Emmanuel Macron.

"Ce budget, c'est le carburant que nous mettons dans le moteur du pays"

Le budget de l'Emploi progressera également, de 6,7 milliards, "afin notamment de financer la montée en puissance de l'apprentissage, avec un objectif de 1 million d'apprentis d'ici à la fin du quinquennat" annonce Attal.

Le "bloc régalien" incluant les ministères de la Défense, de l'Intérieur, de la Justice et des Affaires étrangères ne sont pas en reste, rassure encore le ministre, avec un budget en augmentation de "6,1 milliards d'euros". Quant aux ministères de la Transition environnementale, de la Cohésion des territoires et de l'Agriculture, ils "disposeront de 3,3 milliards d'euros supplémentaires".

"Ce budget, c'est le carburant que nous mettons dans le moteur du pays", affirme Gabriel Attal dans Les Echos. Le ministre des Comptes publics annonce une baisse de 0.3% des dépenses de l'Etat l'an prochain, sans dire où seront réalisées les économies. Gabriel Attal ne précise pas non plus si le gouvernement compte prolonger le bouclier tarifaire lié à l'inflation, notamment la ristourne sur le prix des carburants.

Paul Barcelonne (édité par J.A.)