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François Asselineau: "mon score à la présidentielle va beaucoup surprendre"

François Asselineau, président de l'UPR et candidat  à la présidentielle.

François Asselineau, président de l'UPR et candidat à la présidentielle. - Page Facebook de François Asselineau

Le président de l'Union populaire républicaine (UPR) et candidat à la présidentielle estime qu'il pourrait atteindre les 500 parrainages ce vendredi. Sur RMC.fr, celui qui rêve d'un "Brexit" à la française assure qu'il sera la surprise de l'élection.

François Asselineau est le président de l'Union populaire républicaine (UPR) et candidat à la présidentielle. Il a 59 ans. S'il obtient les 500 parrainages, ce sera sa première candidature officielle à la présidentielle. En 2012, il n'avait obtenu que 17 parrainages. Cet inspecteur général des Finances de 59 ans, diplômé de HEC et de l'ENA, a travaillé comme collaborateur de cabinet lors des gouvernements Balladur et Juppé dans les années 90. 

"Je prône une sortie de l'Union européenne, de l'Euro et aussi de l'Otan, qui n'a plus de raison d'être depuis la chute du communisme. Ce n'est pas nouveau et ce n'est pas de l'opportunisme puisque j'ai créé mon parti dans cet objectif capital. C'était le 25 mars 2007, jour même du 50e anniversaire du Traité de Rome qui instaurait le marché commun.

Il y a 10 ans cela paraissait irréaliste et insensé, plus maintenant. C'est un sentiment qui traverse toute la société française. Mme Le Pen, M. Dupont-Aignan et M. Mélenchon proposent aux Français de renégocier les traités européens. Moi, j'explique depuis des années que les traités ne peuvent pas être concrètement renégociés puisqu'il faut obtenir l'accord de 28 pays européens, puis l'accord des 28 peuples via des référendums ou des votes aux parlements nationaux. On est arrivé à une situation de blocage énorme: un seul État, même tout petit comme Malte, peut tout bloquer.

D'ailleurs tous nos dirigeants, une fois fermées les portes capitonnées, avouent que ça ne peut plus marcher. Je veux qu'il y ait un débat de fond comme il y a eu au Royaume-Uni avant le Brexit.

"Les autres candidats ont un programme de Premier ministre, pas de président"

Ma volonté de sortir la France de l'Union n'est pas guidée par de la nostalgie, de la ringardise, de la xénophobie ou par la volonté de refermer la France sur elle-même. C'est pour appliquer la Constitution française et par respect pour notre histoire nationale. La France, c'est le pays des hommes libres. L'article 5 de notre Constitution précise que le président est le garant de l'indépendance nationale, de l'intégrité du territoire et du respect des traités. Je remarque que les autres candidats n'ont pas un programme de président de la République, mais de Premier ministre: ils confondent l'élection présidentielle et les législatives. Comme disait le Général de Gaulle: le vrai sujet de la présidentielle, c'est l'indépendance de la France. Je vais marteler ce sujet durant la campagne présidentielle.

"Nous sommes le 4e parti en termes de militants"

L'UPR n'est pas un si petit parti que ça. Nous avons plus de 16.660 adhérents, et en ce moment nous faisons entre 100 à 150 adhésions par jour. Nous sommes le 5e et peut être même le 4e parti en nombre de militants. Nous nous sommes présentés aux Régionales de 2015 et nous avions rassemblé 186.000 suffrages. Ça représente 0,9% des voix. Ça paraît peu, mais faire 0,9% des voix avec seulement 2% des Français qui nous connaissent, c'est énorme. Si 80% des Français nous connaissaient, nous ferions 36%! Le parti que je conduis a vu son accroissement, quasi-exponentiel, entravé par l'impossibilité de passer dans les grands médias du pays.

Nous nous sommes donc développés sur Internet, et notre site est le plus consulté de tous les partis politiques français, et notre chaîne Youtube en est bientôt à 8,6 millions de vues. On se développe par Internet, par les réseaux sociaux, par le bouche à oreille. Nous comptons une majorité de gens de sensibilité de gauche, même si ma sensibilité est plus de droite.

Nous sommes un parti tout à fait républicain et notre filiation idéologique est celle du Général de Gaulle, de Philippe Séguin et de Jean-Pierre Chevènement. Mon programme s'inspire d'ailleurs de celui du Conseil National de la Résistance (adopté le 15 mars 1944, NDLR).

Nous suscitons un fantastique espoir. Les observateurs qui ne le croient pas vont avoir une sacrée surprise au soir du premier tour. Je pense que je vais faire un score qui va beaucoup surprendre la scène politique française."

Propos recueillis par Philippe Gril