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Gouvernement: pourquoi Elisabeth Borne évite le vote de confiance

Elisabeth Borne, la Première ministre, ne se soumettra pas à un vote de confiance au Parlement ce mercredi.

C'est une vieille tradition à laquelle se plient tous les Premiers ministres de la Ve République: la déclaration de politique générale, une sorte de feuille de route XXL détaillée devant le Parlement. Elisabeth Borne se prêtera à l'exercice ce mercredi à 15h à l'Assemblée nationale, puis à 21h au Sénat. En revanche, la Première ministre va esquiver un autre usage politique, qui n'est de toute façon pas obligatoire: le vote de confiance.  

Sans majorité claire et nette pour la soutenir, Elisabeth Borne prenait le risque de ne pas obtenir cette confiance... L'éxécutif veut donc éviter d'avoir à compter sur l'abstention du Rassemblement National. "Une confiance ric rac, ce serait très mal perçu dans l'opinion" confirme un ministre.

La majorité perd momentanément de nombreux sièges

Pas question donc de tomber dans le piège, d'autant qu'au moins 22 sièges favorables au gouvernement resteront vides ce mercredi, puisque 21 députés sont membres du gouvernement, et que leurs suppléants doivent attendre un mois avant de siéger. 21 sièges auxquels il faut ajouter celui de Yael Braun-Pivet, qui ne prend part à aucun vote, car elle est devenue présidente de l'Assemblée nationale.

Si elle ne se soumettra pas au vote de confiance, Elisabeth Borne n'échappera pas à la motion de censure déposée par La France Insoumise. Mais pour renverser la Première ministre, il faudrait que cette motion soit votée par au moins 289 députés. Un scénario quasi improbable.

LP avec Paul Barcelonne