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Guerre en Ukraine, pouvoir d'achat, voile... ce qu'il faut retenir de l'interview de Marine Le Pen

La candidate du Rassemblement national, Marine Le Pen, était invitée sur RMC et BFMTV ce lundi. Elle est revenue sur les grandes lignes de son programme et notamment sur sa proposition de supprimer la TVA pour 100 produits du quotidien des Français, afin de redonner du pouvoir d'achat aux familles.

Marine Le Pen était face à Apolline de Malherbe ce lundi dans "Question de confiance" sur RMC et BFMTV. La candidate du RN a exposé certaines mesures qu'elle souhaite mettre en place si elle gagne l'élection présidentielle, dont le premier tour aura lieu ce dimanche. Elle est également revenue sur la situation en Ukraine, où la Russie est accusée de crimes de guerre après la découverte de corps de civils dans les rues de la ville de Boutcha.

Boutcha: "Une véritable barbarie"

"C’est à l’ONU de le dire. Il y a deux belligérants qui s’accusent mutuellement et il faut qu’il y ait une enquête qui soit diligentée, et éventuellement par le tribunal pénal international. Ces faits sont véritablement inadmissibles, c’est une véritable barbarie. Et ceux qui sont responsables de ça devront être lourdement condamné,s d’abord moralement et diplomatiquement. À l’évidence, à partir du moment où des civils sont ainsi abattus sans défense, ça recouvre la définition de crime de guerre".

Gaz russe: "Je souhaite surtout qu’il n’y ait pas de rupture d’approvisionnement"

"Je souhaite surtout qu’il n’y ait pas de rupture d’approvisionnement. L’Allemagne est très opposée à une rupture d’approvisionnement aussi. Nous, nous sommes moins dépendants de la Russie, mais nous sommes dépendants sur le plan du prix de l’énergie puisque le système européen de l’électricité est fondé sur le prix du gaz. Il y a une indexation du prix de l’électricité sur le prix du gaz. Donc une rupture d’approvisionnement aurait un impact sur l’intégralité des Français. Or moi, je veux préserver leur pouvoir d’achat. Je sais qu’il y a des millions de familles qui sont à la limite de la pauvreté quand elles n’y sont pas déjà".

Limiter la consommation d'électricité: "Emmanuel Macron a désorganisé la filière nucléaire"

"C’est le résultat de la politique de gribouille énergétique d’Emmanuel Macron. Au début de son mandat, il a dit qu’on allait abandonner le nucléaire. Donc, en réalité, on a arrêté d’investir dans la filière. Il a désorganisé, par ses annonces, la filière nucléaire. Et aujourd’hui nous ne sommes plus en capacité de chauffer correctement l’intégralité des Français. C’est pour ça que je dis que le vote du 10 et 24 avril ne va pas seulement déterminer les cinq prochaines années, mais plutôt les cinquante prochaines années parce qu’on a de grands choix stratégiques à faire aujourd’hui en matière de réindustrialisation, d’indépendance alimentaire…".

Pouvoir d'achat: "Un panier de 100 produits qui seront à TVA zéro"

“Je veux créer un panier de 100 produits qui seront à TVA zéro. C'est-à-dire la suppression de la TVA sur 100 produits de première nécessité. Dedans, il y a aura notamment le sel, le poivre, l’huile, le pain, les pâtes, les serviettes hygiéniques, les couches pour bébé. Et je supprime cette TVA tant que l’inflation est supérieure d’un point à la croissance. Je crois que c’est fondamental. Et cette inflation, ce n'est pas la conséquence de la guerre en Ukraine. Celle-ci va aggraver l’inflation, mais c’est surtout la conséquence d’une très mauvaise politique économique."

Port du voile: "Je veux l'interdire dans l’espace public"

"Je veux interdire le port du voile dans l’espace public. En réalité, j'élargis la loi de l’interdiction du port du voile à l’école pour qu’elle touche l’intégralité du domaine public. Ce que je veux, c’est lutter contre l’idéologie islamiste parce qu’elle est en train de détruire notre civilisation, elle souhaite imposer la charria, elle souhaite la rupture de tout ce que nous sommes en réalité. Je veux une loi contre tous les signes, lutter contre la volonté de recrutement et de développement, les financements, contre toute cette idéologie totalitaire. Je ne veux pas se laisser se répandre cette idéologie".

Guillaume Descours