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Hidalgo multiplie les tacles visant Mélenchon: "Peut-on faire confiance à quelqu’un comme ça?"

La candidate du PS ne se ralliera pas à Jean-Luc Mélenchon. Si l'on en croit ses réponses face à Apolline de Malherbe ce mercredi matin, Anne Hidalgo, ne croit pas au vote utile à gauche pour le candidat LFI. Au contraire, elle juge plutôt inquiétantes certaines de ses postures, notamment sur l'Ukraine et la République.

Elle est en grande difficulté dans les sondages. Et c’est presque un euphémisme. À quatre jours du premier tour, la candidate du PS, Anne Hidalgo, est seulement créditée de 2% des intentions de vote. Si ça restait comme ça dimanche, ce serait le score le plus bas de l’histoire du PS à l'élection présidentielle.

Pourtant la candidate ne renonce pas, et, surtout, n’appelle pas à voter pour un autre candidat. Et surtout pas pour Emmanuel Macron qu’elle décrit comme n’étant plus “une option”, ni Jean-Luc Mélenchon. En effet, le candidat de la France Insoumise est même devenu depuis plusieurs jours la cible préférée de la maire de Paris.

“Quand on voit Jean-Luc Mélenchon avec cette position si radicale, des positions qu’on ne peut pas suivre sur l’Ukraine, sur la scène internationale ou même sur la République et la laïcité, je me dis que l’alternative, c’est cette offre que je porte”, a-t-elle indiqué ce mercredi sur RMC et BFMTV.

Elle juge que le candidat LFI n’a pas réussi pendant les cinq années du quinquennat Macron a rassembler la gauche à cause de positions trop extrêmes. “Ca fait quelques années qu'il ne se dit plus de gauche, mais du peuple, et là, il redécouvre que la gauche ça existe", a-t-elle raillé mardi.

Pas de confiance en Mélenchon

Ce mercredi matin sur RMC-BFMTV, elle a de nouveau abondé dans ce sens.

“Jean-Luc Mélenchon essaye aujourd’hui de brandir cet argument du vote utile. Mais utile à qui et à quoi ? Vous vous voyez faire confiance à quelqu’un qui a tardé à prendre position sur l’Ukraine? Quelles seraient ses premières décisions? D’arrêter les livraisons d’armes aux Ukrainiens pour qu’ils puissent se défendre contre Poutine?", s'interroge-t-elle.

"Quand je vois aussi les postures qu’il a sur la République…Moi je ne peux pas effacer de mon cerveau ces images où on le voit s’opposer violemment, vociférant face à des policiers, des magistrats, en criant 'la République c’est moi!' Est-ce qu’on peut faire confiance à quelqu’un comme ça?”, questionne-t-elle.

Mardi, sur Franceinfo, Anne Hidalgo a avoué à demi-mot qu’après l’élection qui semble déjà perdue, qu’elle reprendrait ses fonctions de maire de Paris. “J'aime Paris et je m'occuperai de Paris parce que c'est ma mission, mais je veux m'impliquer dans cette reconstruction de la gauche, pour que la gauche revienne un jour au gouvernement, le plus rapidement possible”, a-t-elle indiqué.

Guillaume Descours