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Présidentielle: avec son meeting "hologramme", Jean-Luc Mélenchon peut-il rattraper son retard?

À quatre jours du premier tour de la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon est toujours troisième dans les intentions de vote derrière Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Mardi, c'était son dernier meeting depuis Lille. Mais grâce à son hologramme, il a pu apparaître dans 11 villes en même temps.

Jean-Luc Mélenchon a tenu son dernier meeting de campagne mardi. Un meeting façon hologramme, comme en 2017. Depuis Lille, le candidat insoumis s'est démultiplié dans 11 villes de France. Le candidat de la France insoumise espère toujours atteindre le second tour, même s'il est pour l'instant 3e, selon le dernier sondage Elabe pour BFMTV publié mardi. Il obtient 15.5% des intentions de vote, contre 23% pour Marine Le Pen, solidement ancrée à la deuxième place.

Comment s'est s'est déroulé son dernier meeting

Avec une mise en scène futuriste, l'hologramme de Mélenchon est apparu au Havre, à Vannes, Poitiers, Pau, Narbonne, Albertville, Montluçon, Besançon, Metz, Trappes et Nicedans une version plus vraie que nature.

“C’était un vrai meeting. Même s’il n’était pas là, c'était la même ambiance. C’est assez bluffant”, juge une militante.

Pendant 1h15, Jean-Luc Mélenchon a mobilisé sa base et tapé sur Emmanuel Macron. “Ils nous ont parlé de ruissellement. Mais ce n’est pas un ruissellement qu’il y a eu, c’est un aspirateur, pour tout ramener dans leur poche à eux”, tacle-t-il.

Une place au second tour, une marche trop haute?

Marine Le Pen en prend aussi pour son grade. “Madame Le Pen on la voit avec des chats et tout d’un coup, elle est repeinte en animaliste. Mais alors l’amie des chats là, qu’est ce qu’elle dit sur les fermes usines que nous, on veut fermer? Elle ne dit rien”, lance-t-il.

À Trappes, les sympathisants veulent encore croire à la qualification de leur candidat au second tour. Sentia est persuadée qu'un meeting comme celui-là, dans cette ville populaire, peut convaincre certains abstentionnistes.

“Il vaut mieux aller dans des villes où il y a énormément de jeunes pour essayer de leur faire comprendre que c’était important, qu’ils ont un pouvoir et qu’il faut aller voter”, assure cette militante.

Hors micro, plusieurs militants admettent que la marche est haute, mais ils sont catégoriques : "On refuse de se résigner".

Romain Cluzel avec Guillaume Descours