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"L'Europe en vrai-faux": les députés français sont-ils les plus mauvais élèves de l’Union européenne ?

Si la France ne figure pas dans les pays les plus assidus lors des votes, elle ne figure pas non plus dans le bas du classement. Sur les cinq dernières années les eurodéputés français on participé à environ 90% des sessions parlementaires.

Environ 90% de participation aux votes lors des sessions parlementaires de ces cinq dernières années. La France pointe à la 11ème place sur 28 états membres des pays les plus assidus. Devant nous: les Pays-Bas, la Belgique ou encore le Portugal. 

Mais il y a des députés plus ou moins assidus parmi les Français. Les trois les plus présents dans l’hémicycle sont Françoise Grossetête des Républicains, qui le chiffre presque parfait de 99,9% de participation. Arrive ensuite, Jérôme Lavrilleux député indépendant et, à la troisième place, Anne Sander des Républicains elle aussi.

À la dernière place du classement, on retrouve Jean-Marie Le Pen avec à peine 40% de votes. Il est même classé parmi les derniers du Parlement européen. 

Mais cette notion de participation est toute relative puisque les eurodéputés sont soumis à des sanctions financières. Ils perdent la moitié de leurs indemnités soit environ 4513 euros par mois, s’ils ne viennent pas voter à la moitié des séances sur un an. Ce qui permet au Parlement européen de se targuer d’une participation globale qui oscille autour de 90%. 

Des abandons en cours de route

Cependant, il ne suffit pas d’appuyer sur le bouton lors du vote pour avoir une influence au Parlement européen. Là encore certains députés se distinguent par leur implication avec les rapports rendus ou les avis rédigés. Les plus productifs sont Isabelle Thomas, Alain Cadec, et Pervenche Bérès. La députée socialiste est d’ailleurs la Française la plus influente selon une étude du think tank, "Vote Watch". Pourtant elle n’est placée qu’à la 24e place du classement, la première étant occupée par le président du Parlement européen Antonio Tajani.

Certains eurodéputés ont aussi tout simplement abandonné leur mandat en cours. C’est le cas de huit eurodéputés sur les 75 élus en 2014. En cause, l’application du principe de non-cumul des mandats. Certains eurodéputés ont été élus entre temps à l’Assemblée nationale. C'est notamment le cas de Marine Le Pen. 

D’autres ont été nommés au gouvernement, c’est le cas de Sylvie Goulard en mai 2017. À chaque fois, ils ont été remplacés par le candidat qui les suivait sur la liste. Une tendance qui est cependant à la baisse par rapport à la mandature précédente. 

Caroline Philippe avec Guillaume Descours