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Le pouvoir d'achat au cœur du Premier Conseil des ministres du gouvernement Borne

Le premier Conseil des ministres du gouvernement d'Elisabeth Borne se tient lundi. Il sera question de la réforme des retraites, de la planification écologique, de la guerre en Ukraine, mais surtout du pouvoir d'achat.

Le premier Conseil des ministres pour le gouvernement d'Elisabeth Borne se tient lundi, une semaine après la démission du gouvernement Castex. Les 27 ministres, la Première ministre et le chef de l'Etat vont se retrouver dans la salle des fêtes de l'Elysée. La réforme des retraites, la planification écologique et la guerre en Ukraine devraient faire partie des dossiers mis sur la table. Mais il sera essentiellement question du pouvoir d'achat.

Aucune mesure d'urgence attendue

Tout un symbole même si, en réalité, aucune nouvelle mesure d'urgence n'est attendue avant les élections législatives (12-19 juin) et le passage au parlement de la future loi pouvoir d'achat. Les contours de ce texte sont néanmoins en partie connus, avec la création d'un chèque alimentation, la réindexation des retraites et des minima sociaux sur l'inflation, le dégel du point d'indice dans la fonction publique, la baisse des cotisations pour les indépendants, le triplement de la prime Macron et le contrôle des prix de l'énergie. Ces mesures pourraient être plus ciblées et notamment sur le carburant. "Il est normal que nous aidions les salariés qui utilisent leur véhicule pour aller travailler, mais nous n'aiderons pas les gens pour partir en vacances. Nous n'aurons aucun mal à l'assumer", expliquait récemment un proche du chef de l'Etat.

Le premier Conseil des ministres se tient donc en présence de Damien Abad, nouveau ministre des Solidarités, confronté à des accusations de viols révélées par Mediapart. L’ancien président du groupe LR à l'Assemblée "conteste" ces accusations de viols. Il met en avant son handicap, qui rendrait selon lui impossible tout acte de contrainte et de violence.

De son côté, la première ministre Elisabeth Borne assure qu'elle n'était pas au courant: "Sur tous ces sujets de harcèlement d'agression sexuelle il ne peut y avoir aucune impunité. Je n'ai pas plus d'élément que l'affaire a été classée sans suite, si la justice est à nouveau saisie, on tirera toutes les conséquences".

Jeremy Trottin