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Législatives: comment les candidats NUPES cherchent à se faire une notoriété avant les élections

Les candidats NUPES ont reçu une formation express samedi matin. Ils ont notamment appris comment, organiser une conférence de presse, s’exprimer devant les journalistes, ou encore rédiger un communiqué de presse.

À l’approche des élections législatives, les candidats NUPES cherchent à se faire une notoriété. Et en particulier ceux issus de la France insoumise, dont une bonne partie sont tout simplement des inconnus. Un problème dont ont bien conscience les cadres du parti. Résultat, les candidats ont reçu une formation expresse samedi matin pour apprendre comment contacter le journal local, comment organiser une conférence de presse, comment s’exprimer devant les journalistes, ou encore comment rédiger un communiqué de presse.

Des communiqués de presse où il y aura d’ailleurs le logo de la NUPES, dévoilé samedi. Un V en signe de victoire et aux couleurs de chaque composante politique de cette nouvelle union populaire. Le logo rappelle aussi la lettre NU dans l’alphabet grec. Ce logo réalisé par les Insoumis et fait de l’effet auprès d’un dirigeant écolo: “Ils sont un cran au-dessus de nous, plus forts et plus malins que nous. Tout ça en quelques heures”, indique-t-il. Chaque candidat devra d’ailleurs faire apparaître ce logo sur ses affiches de campagne.

Le RN donne-t-il les circonscriptions les moins gagnables aux femmes?

Pendant ce temps, le Rassemblement national affine sa stratégie pour gagner un maximum de circonscriptions. Et le RN donne les circonscriptions les moins gagnables à des femmes et en particulier à Paris selon une indiscrétion RMC. Le parti a décidé d’investir 16 femmes sur les 18 circonscriptions que compte la capitale. Sauf que de l’aveu d’un proche de Marine Le Pen: “On n’a quasiment aucune chance. On ne va pas faire un carton”. Et pour cause, au 1er tour de la présidentielle Marine Le Pen n’a obtenu que 5,5% des voix à Paris.

Alors pourquoi investir autant de femmes dans cette ville? Parce que les partis politiques qui ne respectent pas la parité dans leurs investitures se voient infliger des amendes plus ou moins élevées. C’est donc une manière de limiter les coûts. Un cadre du parti assure cependant que ces candidates ont malgré tout des bons profils. Ce sont “des militants historiques” qui sont élues régionales, qui travaillent dans l’industrie pharmaceutique ou encore qui sont au RSA.

Le cas Zineb El Rhazoui tranché par Christophe Castaner

Si la bataille des législatives a bel et bien démarrée, la majorité présidentielle, qui s’appelle désormais Ensemble !, n’a pas encore investi tous ses candidats. Il y a encore plus d’une centaine de circonscriptions sans candidat investi. Plusieurs cas de figure. D’abord celles où des députés LR sortants sont jugés Macron compatibles. Le parti hésite à ne pas leur mettre un candidat de la majorité dans les pattes. Exemple notamment dans l’Ain chez le président du groupe Les Républicains Damien Abad.

Enfin, il reste plus d'une cinquantaine de circonscriptions sans candidats investis notamment dans la 9e des Français de l'étranger, au Maghreb. Le nom de l'essayiste et ancienne collaboratrice de Charlie Hebdo, Zineb El Rhazoui, un temps évoqué, pose problème à certains macronistes. En cause notamment sa proximité supposée avec un rappeur d'extrême droite et ses propos appelant à tirer à balles réelles sur des manifestants en banlieue. Ce lundi matin Christophe Castaner a mis fin à la polémique en assurant qu'elle ne sera pas investie.

Quoi qu’il en soit, le cas de cette circonscription, comme celui d’autres, sera tranché dans les prochaines heures. Avant la journée d’investitures des candidats Ensemble! mardi à Aubervilliers.

Cyprien Pézeril