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Législatives: l'héritier de la dynastie familiale Baudis va-t-il reconquérir Toulouse?

Deuxième épisode de notre série "RMC en campagne". Chaque jour à 7h10, on vous propose le portrait de candidats aux législatives atypiques ou portant des thématiques particulières. Ce mardi direction Toulouse, où les Baudis ont longtemps régné sous la Ve République.

Dans la 1ere circonscription de Haute-Garonne, les membres de la famille Baudis ont glané de père en fils un siège de député. Pierre Baudis (MRP), ancien maire de Toulouse entre 1971 et 1983, a été élu à de multiples reprises à l'Assemblée nationale entre 1958 et 1988. Son fils, Dominique Baudis (UDF), a lui aussi été maire de Toulouse entre 1983 et 2001, et également député de 1993 à 2002. Le dernier du nom, Pierre Baudis, est aujourd'hui candidat sous les couleurs de la République en Marche pour les élections législatives de 2022.

"C'est mon premier engagement en politique donc laissez-moi le temps de faire mes faire mes preuves"

Sur les bords de la Garonne, Baudis, est ainsi un nom propre devenu presque commun. Père et grand-père ont cumulé plus de 30 années de mandat à eux deux. Pour autant, pour Pierre, dernier du nom, l’héritage familial n’a rien d’un fardeau.

"Ca ne m'agace pas du tout qu'on me parle de mon nom. C'est quelque chose dont je suis fier. En revanche, je suis ma propre personne. C'est mon premier engagement en politique donc laissez-moi le temps de faire mes faire mes preuves", demande-t-il.

C’est d’ailleurs ce qui intéresse Hadrien Clouet le candidat pour la Nupes (Nouvelle union populaire écologique et sociale), attend surtout de connaître les idées de son rival.

"Pour les gens de ma génération, les années Baudis, grand-père et père, ce ne sont pas des choses que nous avons connues. Donc ce n'est pas vraiment leur référentiel, je ne lui prête absolument aucune idée ou intention a priori. Le débat public, son programme, rien d'autre, rien de plus."

"Ce n'est pas Pierre Baudis qui va me faire peur"

Car passé l’effet de sa candidature surprise, l’ancien journaliste, à la carrure de rugbyman, n’impressionne pas ses adversaires. Cathy Marsal, est la candidate RN de la circonscription: "Ce n'est pas Pierre Baudis qui va me faire peur. Je vais défendre mes pensées que j'ai auprès de mes électeurs et essayer de ne pas retomber dans ce système de macronistes."

Hors-micro, plusieurs candidats confient leur agacement sur cette candidature qu’ils jugent commerciale. Pierre Baudis, en est conscient et le répète à l’envi, il a hérité d’un nom mais pas de votes. Oscar Castillo Mendegris, le candidat LR, sent que le vent pour la famille Baudis est en train de tourner.

"Il y a certaines personnes qui me disent qui seront contre lui car ils n'ont pas envie d'encore entendre tourner ce nom..."

D’ici là, Pierre Baudis dit garder en tête deux conseils élémentaires que lui glissait son père: "Toujours écouter et ne jamais mentir".

Les candidats dans la 1re circonscription de la Haute-Garonne:

Pierre Baudis (LREM/Ensemble) ; Hadrien Clouet (LFI/Nupes) ; Benjamin Combes (Parti animaliste) ; Pierre-Nicolas Bapt (PRG) ; Oscar Castillo Mendegris (LR) ; Jacques Rocca (Alliance centriste) ; Olivier Le Penven (Lutte ouvrière) ; Cathy Marsal (RN) ; Aude Battistella (Reconquête) ; Evelyne Boujat (SE - régionaliste); Georges Picard (SE - extrême gauche).

Alfred Aurenche et Romain Houg (édité par J.A.)