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Loi immigration: pour Aurore Bergé, la France doit décider de "qui on accueille"

Par la voix de sa présidente, Aurore Bergé, le groupe parlementaire Renaissance se positionne sur la question de l'immigration "choisie". Selon elle, "tous les Français y sont favorables".

La présidente du groupe Renaissance à l'Assemblée nationale, Aurore Bergé, a estimé vendredi que la France devait avoir "une politique souveraine" en matière d'immigration et décider de "qui on souhaite accueillir".

"Il faut dire qui on souhaite accueillir, qu'on ait une politique souveraine en matière d'immigration, personne ne doit subir sa politique migratoire, et qu'on tienne cet équilibre de ceux qu'on veut accueillir et qu'on doit bien intégrer et ceux qui ne méritent pas de rester et qui donc doivent être reconduits", a déclaré la députée sur le plateau de CNews.

Interrogée sur une "immigration choisie", elle a répondu que "tous les Français y sont favorables", ajoutant qu'à l'exception du droit d'asile, il faudrait tenir "cette ligne-là de savoir qui on souhaite accueillir, où on souhaite les accueillir, dans quels secteurs d'activité éventuellement on souhaite les accueillir".

Des propos qui ont fait réagir, notamment du côté du Rassemblement National et de son ancienne candidate à la présidentielle, Marine Le Pen. "Emmanuel Macron souhaite répartir les étrangers en situation irrégulière dans les espaces ruraux. Nous, nous considérons qu'ils doivent repartir chez eux", a lancé Marine Le Pen. "Incapable d'appliquer la loi, il veut la changer. Nous nous opposerons à cette nouvelle folie !", a-t-elle ajouté.

Le projet de loi sur l'immigration pour début 2023

Aurore Bergé s'est par ailleurs dite favorable à l'expulsion des étrangers délinquants. "C'est une anomalie que la droite française avait réintroduite à l'époque - puisque c'est la droite française qui avait souhaité mettre fin à ce qu'on appelait "la double peine", c'est-à-dire qu'un délinquant étranger qui avait été condamné en France ne puisse pas ensuite être reconduit" à la frontière.

Il s'agit pour elle d'une "mesure de bon sens qui est attendue". "Les Français ne comprendraient pas que quelqu'un qui n'est pas Français, qui a enfreint les règles, les valeurs de notre République, qui a été condamné, reste malgré tout sur notre territoire".

Le président Macron a expliqué jeudi devant les préfets que le projet de loi asile et immigration serait déposé "dès le début 2023", afin de mettre fin à "une politique absurde" qu'il a jugée tout à la fois "inefficace et inhumaine".

A.L. avec AFP