RMC

Mobilisation pour une alliance Hamon-Mélenchon: "si on n'arrive pas à faire l'unité, on sera balayés"

-

- - Lionel BONAVENTURE / AFP

REACTIONS - Près de trois cents personnes se sont rassemblées samedi place de la République à Paris, pour appeler à une candidature commune entre Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon, "seule voie possible pour faire gagner la gauche".

"Unité pour changer, unité pour gagner!" Près de trois cents personnes se sont rassemblées samedi place de la République à Paris, pour appeler à une candidature commune entre Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon, "seule voie possible pour faire gagner la gauche". "Je crois qu'il faut utiliser toutes les stratégies (pour arriver à cette union), explique, en souriant, François, militant Europe Ecologie-Les Verts. On peut essayer de leur botter le train, de leur faire des câlins en leur disant de venir dans un grand mouvement dans lequel tout le monde va s'aimer".

"Je pense aussi leur donner des cours de négociations, basés sur les objectifs plutôt que sur les positions", ajoute-t-il un peu plus sérieux. Jean-Pierre, membre du Parti communiste, dénonce aussi les problèmes d'ego des deux candidats: "On se cantonne à des questions de personnes alors que, selon moi, il faut regarder les programmes. Car il n'y a pas beaucoup de différences entre les deux. Et si on n'arrive pas à faire l'unité, on sera balayés et on va prendre encore cinq ans de droite".

"Le but est de gagner"

Parmi les manifestants, il y avait aussi des politiques comme le secrétaire national du PCF Pierre Laurent, Pierre Larrouturou, ancien candidat à l'élection présidentielle, ou encore Gérard Filoche, membre du bureau national du Parti socialiste. "Je me bats pour que cette union se fasse, témoigne ce dernier. C'est l'intérêt de la gauche, des syndicats, de la France. Une alliance se fait avec des créations dynamiques, avec un but. Et le but est de gagner."

"Je pense que les deux candidats y réfléchissent matin, midi et soir et qu'à un moment donné ils vont se réveiller et se dire qu'il faut faire cette union, espère toujours Gérard Filoche. Tous les jours ils reçoivent des courriers, des appels disant qu'il faut qu'ils se mettent d'accord. Alors à un moment donné, il va forcément y avoir un déclic".

M.R avec Romain Poisot