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Pas convié pour un déplacement d'Emmanuel Macron, le Journal de l'île de la Réunion publie une page blanche

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"Ni photos, ni textes! Désolés... Nous n'avons pas été conviés à couvrir cette visite" écrit le journal au bas de la page blanche publiée dans l'édition de vendredi.

Une page complètement blanche. C’est ce qu’a publié ce vendredi le Journal de l’Île de la Réunion. Une façon pour ce quotidien de protester après sa mise à l’écart du déplacement du président de la République, Emmanuel Macron, qui était en visite dans le quartier des Camélias à Saint-Denis à La Réunion jeudi. 

Selon le rédacteur en chef du journal, Lukas Garcia, deux journalistes du journal devait couvrir cet évènement, mais "ils n’ont pas eu le droit de monter dans le bus des journalistes accrédités". Selon lui, l’explication pour cette mise à l’écart est assez évidente. 

"La Une de notre édition d'hier ; 'Pour l'instant, c'est du vent' ; a déplu en haut lieu. Tant pis. Ou tant mieux. Car si c'était à refaire, nous ne changerions pas un mot de ce titre. Il n'y aura donc de notre côté ni excuse, ni révérence. La présidence va devoir se trouver d'autres courtisans", écrit-il dans un édito publié ce vendredi. 

Le rédacteur en chef a cependant confié à France Info qu’il ne s’attendait pas à ce que la publication de cette page blanche prenne "autant d’ampleur".

De son côté, le président de la République a tenté de justifier l’absence d’invitation pour le Journal de la Réunion ce vendredi. Interpellé par un autre journaliste sur le sujet, il a indiqué:

"Je n’ai pas l’habitude d’envoyer des Bristol. On s’est déplacé aux Camélias, il y a un pool de journalistes pendant ce déplacement, plus de 160 journalistes ont été accrédités, je crois qu’il y avait une cinquantaine de journalistes aux Camélias. Il y a des organisations qui se sont trouvées. Vous-même y étiez, je ne suis pas sûr que vous y aviez été invité par qui que ce soit, tout s’est su dans les heures qui ont suivi. Je prends donc plutôt ça comme une marque de mauvaise humeur, voire de mauvaise volonté", a indiqué le chef de l’État. 

Guillaume Descours