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Présidentielle: la banlieue, grande oubliée de la campagne

Six associations d'élus interpellent ce lundi les candidats à la présidentielle sur le manque d'intérêt pour les banlieues.

A deux semaines du premier tour de l'élection présidentielle, plusieurs associations interpellent les candidats à la présidence de la République. Ces associations –dont Ville & Banlieue et l'association des maires de France- souhaitent établir un "pacte de confiance durable entre l'Etat et les collectivités" tout en pointant le manque d'intérêt dont souffre la banlieue dans la campagne présidentielle.

RMC s'est rendu à Argenteuil, en banlieue parisienne, où les habitants peinent à se retrouver dans cette campagne présidentielle. "Je suis en pleine réflexion parce qu'il n'y a aucun candidat qui reflète notre avenir. Le discours est là mais quand il faut agir, il n'y a plus personne", explique Nassima, qui habite la ville depuis son enfance.

"L'argent, on ne le voit jamais"

Pour Philippe, il manque beaucoup de choses en banlieue: "Des lotissements, des lieux sportifs, des associations". Pourtant, à chaque élection, c'est la même chose: "Des belles promesses, des investissements mais l'argent on ne le voit jamais. On pourra se plaindre une fois qu'on aura voté".

Voter, pour Naïm, c'est surtout la seule façon de faire entendre les problématiques des habitants des banlieues.

"Il y a des personnes qui vivent dans les logements insalubres, il y a des problèmes d'ascenseur. Si les gens se déplaçaient pour aller voter, les politiques se rendraient compte qu'ils existent. Quand les quartiers populaires se réveilleront ça sera différent".

Contrairement à Naïm, au premier tour de l'élection présidentielle de 2017, c'est plus d'un habitant sur quatre qui s'était abstenu à Argenteuil.

P.B avec A.D.