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Présidentielle: la crainte d'une forte abstention grandit

Les candidats à la présidentielle s'inquiètent d'une forte abstention lors du premier tour de la présidentielle. Tous tentent tant bien que mal de mobiliser les électeurs.

À 19 jours du premier tour, c'est la mobilisation générale dans les équipes de campagne: il faut inciter les électeurs à aller voter. Marine Le Pen était sur TF1 la semaine dernière. Jean-Luc Mélenchon, qui rêve de s'imposer comme le vote utile à gauche, sur la place de la République à Paris dimanche.

Au Rassemblement national comme à la France Insoumise, une forte abstention au premier tour serait une mauvaise nouvelle. “C'est le plus grand danger pour nous”, confie l'un des plus proches conseillers de Marine Le Pen. “Notre électorat est globalement jeune et issu des classes populaires. C’est ceux qui ont le plus tendance à bouder les bureaux de vote”, poursuit-il.

Alors, les militants multiplient les opérations de tractage, les portes à portes. Les Insoumis placent même des référents dans les immeubles chargés d'appeler les habitants à voter. Le Rassemblement national va d'ailleurs consacrer l'un de ses spots de campagne à la question de l'abstention, selon les informations de RMC.

Une décrédibilisation du président élu

Fabien Roussel, lui, organise des apéros pour appeler à voter, dès cette semaine partout en France, les “apéroussels”. Le jeu de mot est facile, mais c'est accrocheur. Des apéritifs organisés par des militants communistes locaux sur des places de villages, en bas des immeubles ou à la sortie des métros. Ce sont les militants qui payent leur bière, le jus d'orange et les chips pour tenter d'engager la discussion et convaincre. 500 "apéroussel" doivent être organisés d'ici le 1er tour. Le candidat PCF participera d'ailleurs à certains d'entre eux.

Et l'abstention n'inquiète pas seulement les extrêmes. En Macronie aussi, on se dit préoccupé. Pas par les conséquences sur le résultat final, Emmanuel Macron est relativement à l'abri, mais par le climat qu'engendrerait une réélection a minima du chef de l'Etat. "Une forte abstention, ce n'est bon pour personne", résume un conseiller ministériel. “Dès le lendemain de l'élection, on dira ‘regardez, vous avez été réélu dans un contexte d'abstention record’", poursuit-il.

Emmanuel Macron ne veut pas se retrouver dans cette situation, confie un marcheur de la première heure qui croit savoir que le président candidat a prévu d'encourager les électeurs à aller voter dans ses prochaines prises de paroles.

Le service politique de RMC