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Présidentielle: "On peut s'abstenir, bien sûr" explique Adrien Quatennens en vue du second tour

Pour La France Insoumise, le mot d'ordre est clair pour le second tour: il ne faut "pas donner une voix à Marine Le Pen", mais il n'y a pas de consigne de vote en faveur d'Emmanuel Macron. Une position expliquée par Adrien Quatennens dans "Estelle Midi", ce lundi sur RMC et RMC Story.

Jean-Luc Mélenchon a raté d'une courte tête dimanche la marche du second tour malgré la mobilisation du "vote utile", son troisième échec à la présidentielle. Avec toutefois un score de 21,95%, meilleur qu'en 2017, qui conforte le rôle central à gauche de La France insoumise.

Dimanche soir, dans son discours, le leader de LFI a martelé: "Vous ne devez pas donner une voix à Marine Le Pen". Sans toutefois appeler à voter directement pour Emmanuel Macron.

Adrien Quatennens, le député LFI du Nord, s'en est expliqué dans "Estelle Midi" ce lundi sur RMC et RMC Story: "On peut s'abstenir, oui, bien sûr. Les électeurs ne sont pas des moutons dont les politiques seraient les bons bergers. Les gens sont intelligents. En 2017, cette configuration s'est déjà produite. Les gens ont su quoi faire et ils sauront quoi faire. La responsabilité totale incombe à Emmanuel Macron de l'issue de ce second tour. M. Macron a joué pendant cinq ans à faire monter l'extrême droite. C'est lui qui doit s'interroger".

"Sur les questions sociales, le programme de Le Pen, c'est une grosse tartufferie"

Et de mettre en garde contre le programme de Marine Le Pen: "Dire que l'extrême droite n'est pas une option, ce n'est pas une posture. Quand on voit ce que propose Mme Le Pen, c'est banalement une politique d'extrême droite. Sur les questions sociales, c'est une grosse tartufferie. Il y a plein de gens dans ce pays qui votent Le Pen en pensant mettre un coup de pied dans la fourmilière mais c'est faux. Elle a refusé la hausse du Smic et des salaires, à refuser le blocage des prix et elle a capitulé sur la retraite à 60 ans".

Malgré la défaite, se hisser à la troisième place, loin devant le reste des candidats de gauche et de droite, n'était pas acquis au regard de la position qui était celle de l'Insoumis au milieu du quinquennat qui s'achève.

En vue du futur et notamment des législatives de juin, "ici est la force!", a tonné lundi soir Jean-Luc Mélenchon, qui pourrait tenter de rester député.

P.B.