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Présidentielle: période de réserve, mode d'emploi

Depuis ce vendredi minuit, la campagne présidentielle s'est clôturée et la période de réserve a commencé. Vous n'entendrez pas les douze candidats à l'Élysée s'exprimer avant dimanche à 20h.

Plus de micro pour les candidats. Depuis ce vendredi minuit, la campagne présidentielle s'est cloturée et la France est entrée en période de réserve. Cette période, particulièrement encadrée, est prévue par la loi, par l’article 10 du décret du 8 mars 2001. Jusque dans les années 80, elle ne s'appliquait que le dimanche. Il était donc encore possible pour les candidats de battre la campagne le samedi. Depuis 2001, ce n'est donc plus le cas. En Outre-mer, les électeurs votent ce samedi, la campagne devait s'y arrêter dès la nuit de jeudi à vendredi.

"Silence électoral"

Les douze candidats doivent disparaitre des ondes, des écrans de télévision mais aussi sur internet: c'est le "silence électoral". Les comptes des douze prétendants à l'Elysée, ainsi que de leurs soutiens ne doivent plus rien publier pendant cette période. Pas de meeting, pas de porte-à-porte, pas de militants sur les marchés distribuants des tracts. Tout cela est aussi explicitement interdit.

L'objectif de ne pas porter atteinte à la sincérité du scrutin, de ne pas influencer le vote et de laisser les Français faire leur choix en conscience avant le jour-J.

Le silence électoral doit "garantir la sincérité du scrutin et d’éviter toute forme de pressions intempestives sur les électeurs", explique le Conseil constitutionnel.

Plus de sondages

Les médias ont eux aussi interdiction de parler de la campagne de tel ou tel candidat, de tel ou telle proposition. Les instituts de sondage, eux, ne sont plus autorisés à publier des enquêtes d'opinion. En cas de non-respect de la loi, ils s’exposent à une amende de 75.000 euros.

L’Arcom (ex-CSA) précise que "les chaînes de télévision et les stations de radio peuvent diffuser des reportages sur le vote des candidats et des personnalités qui les soutiennent, tant qu'elles ne reprennent pas leurs propos". L'organisation du vote et les enjeux de participation peuvent être évoqués.

Cyprien Pézeril et Maxime Martinez