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Primaire écologiste: Sandrine Rousseau termine deuxième avec 25.14% des votes à seulement deux points de Yannick Jadot

Un score serré qui fait espérer le camp de la candidate dite radicale mais pour le moment aucune consigne de vote n’a été donnée.

On s’attendait à un plébiscite pour Yannick Jadot, c’est loin d’être le cas. Certes, l’euro député est arrivé en tête du 1er tour de la primaire écologiste avec 27,7% des voix, mais il est talonné par l’économiste Sandrine Rousseau qui recueille 25,14% des suffrages. C'est tout sourire, enchaînant les selfies, que Sandrine Rousseau retrouve ses soutiens dans un bar du 19ème.

“Il y a plein de gens qui ne veulent plus voter utile ou faire barrage, mais qui veulent voter pour un espoir pour quelque chose de différent et c’est ça que j’incarne”, indique la candidate.

Une radicalité assumée qui, contrairement à la candidature d'Eva Joly en 2012, la mènera à la victoire. Ses militants en sont persuadés, le contexte a changé.

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“Ces deux époques n’ont rien de comparable. Notre poids politique n’a plus rien à voir. C’est Sandrine Rousseau qui l’incarne le mieux et les temps changent, il faut absolument actionner une nouvelle politique écologique”, indique un de ses soutiens. “Ça fait des années qu’on parle de plus en plus de protection de l’environnement, on voit qu’il y a une rupture”, affirme un autre.

Quelle stratégie pour la suite?

Chez ces militants, on croit au report des voix notamment de la part des soutiens d'Eric Piolle. Rien de moins sûr pour cette proche du maire de Grenoble.

“L’écologie, elle doit être radicale et pragmatique, c’est ce qu’on a défendu avec Eric Piolle. Il faut à la fois analyser les causes de ce qui nous arrive sur la crise sociale, environnementale. Et après, il faut agir concrètement. Et donc il y a besoin des deux quand on est écolo. Il faut faire le maximum pour qu’on soit en capacité de gagner après à la présidentielle”, assure une militante.

Et pour y arriver, les partisans de Yannick Jadot en sont convaincus. Leur candidat jouit certes d'une courte tête, mais il est le seul à pouvoir endosser le costume de président.

“Je pense que Yannick Jadot, c’est celui qui est capable de rassembler au-delà de l'électorat écologiste. Il a des propositions sur la police, sur la justice, qui font de lui quelqu’un qui est capable de rentrer en responsabilité et c’est ça qu’il faut incarner aujourd’hui”, assure un de ses soutiens.

“Je pense que Yannick Jadot a la plus forte notoriété dans le camp écologiste. Il a son expérience de militant de terrain, d’intervenant politique au Parlement européen. C’est une expérience qui va être très utile dans ce combat qui s’annonce extrêmement dur”, appuie un autre.

Ni Eric Piolle, ni Delphine Batho n'ont donné de consignes de vote.

Hélène Terzian avec Guillaume Descours