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Qui est José Gonzalez, doyen des députés, et auteur de propos controversés sur l'Algérie?

José Gonzalez, est, du haut de ses 79 ans, le doyen des députés. Mardi, il a présidé la première séance de la nouvelle Assemblée nationale. Et il s'est fait remarqué par ses propos sur l'Algérie.

José Gonzalez, le doyen de l'Assemblée nationale a présidé mardi la séance inaugurale de la mandature. C’était son quart d’heure de célébrité, dû au privilège de l'âge. José Gonzalez, 79 ans, député Rassemblement national des Bouches-du-Rhône a présidé la séance à l’Assemblée, le temps de prononcer un discours puis de laisser sa place à la nouvelle présidente, Yaelle Braun-Pivet.

Ce dernier est un pied noir, c’est-à-dire un rapatrié d’Algerie. Né à Oran, où il a grandi jusqu’à ses 19 ans, puis débarqué à Marseille après les accords d'Evian en mars 1962. Il a d’abord vendu des fruits et des légumes sur le port de Marseille, puis a tenu une auto-école mais il a surtout fait toute sa carrière à la chambre de commerce de Marseille, comme représentant de l’aéroport de Marignane.

Et parallèlement à cette carrière, il s’est engagé en politique auprès de Jean-Marie Le Pen. Il a pris sa carte du Front national dès les années 70, soit dès la création du parti. Il explique simplement: “J’étais d’accord avec toutes les idées de Jean-Marie Le Pen donc je me suis engagé à ses côtés. Ce n’est pas plus compliqué que cela”, a-t-il affirmé.

Des propos polémiques sur l'Algérie

José Gonzalez a été le patron du FN dans les Bouches-du-Rhône, élu conseiller municipal à Allauch, puis conseiller régional en PACA, et enfin député cette année avec près de 60 % des suffrages.

Mardi, il s’est surtout fait remarquer pour ses propos sur l'Algérie. Parce qu’il ne cache pas sa nostalgie pour l'Algérie Française. “J’ai laissé là-bas une partie de ma France et beaucoup d’amis”, a-t-il indiqué, s'interrompant même pour essuyer une larme. Puis en sortant de l'hémicycle il a précisé sa pensée. Il affirme que la France n’est responsable d’aucun crime en Algérie et qu’Emmanuel Macron a commis une grave erreur en parlant de crime contre l’humanité.

Il a estimé que si l’on retourne dans le Djebel, on rencontre beaucoup d’Algériens qui disent au Français: “Quand est-ce que vous revenez?” Enfin interrogé sur l’OAS, il a affirmé ne rien savoir des crimes commis par cette organisation secrète pro Algérie Française.

L’OAS qui est responsable d’environ 2.000 morts dans des attentats en France et en Algérie. Des propos fermement condamnés par les députés de gauche, mais José Gonzalez assume.

Nicolas Poincaré