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Remise sur le carburant: la porte-parole de Valérie Pécresse dénonce du "clientélisme électoral"

Agnès Evren la porte-parole de Valérie Pécresse, a critiqué la remise de 18 centimes par litre de carburant mise en place par le gouvernement et plaidé pour des "mesures plus pérennes".

Ce qui semble être une bonne nouvelle pour les automobilistes s'apparente à un "coup de bonneteau" pour l'équipe de campagne de Valérie Pécresse. Invitée de RMC ce vendredi, la porte-parole de la candidate LR Agnès Evren a critiqué la remise de 18 centimes sur les carburants qui entre en vigueur ce 1er avril, dénonçant du "clientélisme électoral".

"Sur le principe, tout ce qui vise à encourager le pouvoir d'achat va dans la bonne direction mais là pour le coup le gouvernement se fiche de nous, c'est un coup de bonneteau. L'Etat empoche 25 centimes et n'en restitue que 18, le compte n'y est pas" a-t-elle déclaré, ajoutant qu'à neuf jours du premier tour, cette mesure s'apparente à "du clientélisme électoral".

Un "Etat glouton"

La candidate LR propose de son côté des "mesures plus pérennes" qui permettraient de "sortir de cette logique d'urgence dans laquelle dès qu'on a un problème, on propose un chèque".

"La mesure phare de Valérie Pécresse c'est d'augmenter de 10% les salaires, parce qu'aujourd'hui le travail ne rémunère plus, donc il faut valoriser le travail au détriment de l'assistanat et donc elle propose dès le mois de juin une hausse de 3% des salaires", a détaillé Agnès Evren.

La porte-parole a aussi qualifié l'Etat de "glouton qui pique dans la poche des Français", et expliqué avoir "le sentiment que ce gouvernement essaie de faire croire aux Français que [les mesures d'urgence] ne coûtent rien [...] mais va en payer le prix".

Pour sortir de la dépendance aux énergies russes, Agnès Evren, qui est aussi députée européenne, a appelé l'Union européenne à être "moins naïve pour enclencher une souveraineté en matière énergétique, mais aussi de défense et de sécurité".

Une campagne "qui n'accroche pas"

La porte-parole de Valérie Pécresse a aussi fustigé une "campagne qui n'accroche pas", car la "guerre en Ukraine a tout balayé", sauf "pour ceux qui disent des insanités comme Marine Le Pen et Eric Zemmour". Quant à Emmanuel Macron, il "n'a pas voulu de campagne, il a voulu une tacite reconduction", a déploré Agnès Evren.

De son côté, Valérie Pécresse doit tenir ce dimanche son dernier meeting de campagne au Parc des Expositions de la Porte de Versailles à Paris.

Emilie Roussey