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Sondages "truqués", élection "pas valable": ce qu’il faut retenir de l’interview de Nicolas Dupont-Aignan

Pour la troisième fois, Nicolas Dupont-Aignan est candidat à l'élection présidentielle. Dans "Questions de confiance" ce jeudi sur RMC/BFMTV, le candidat Debout La France déplore une élection "pas valable" et des sondages "truqués".

Jamais deux sans trois. Nicolas Dupont-Aignan est de retour pour une troisième élection présidentielle. Après avoir récolté 1,79% des suffrages en 2012 puis 4,7% des voix en 2017, le président de Debout la France est crédité de 2,5% des intentions de vote à 10 jours du premier tour de l'élection présidentielle. Ce jeudi matin sur RMC et BFMTV, il a dénoncé des sondages "truqués" justement, évoquant une élection à venir pas "valable".

"Ce qui me marque le plus, c'est le 'à quoi bon'. Beaucoup de Français se disent que c'est joué d'avance. Ils ont une arme, c'est le bulletin de vote", a-t-il assuré face à Apolline de Malherbe. Nicolas Dupont-Aignan pense cependant qu'avec une forte abstention, l'élection ne sera "pas valable": "S'il n'y a pas de participation, cette élection ne sera pas valable, voilà!". Avec une forte participation; il estime qu'il n'y aurait pas de problème. Mais dans le cas contraire, il juge l'élection "pas valable dans le cœur des gens".

Crédité de seulement 2,5% des voix, à 10 jours de l'élection, Nicolas Dupont-Aignan estime que ces sondages sont truqués: "Tout est trucage car les sondages sont faits sur ceux qui sont sûr d'aller voter. Il n'y a pas de malhonnêteté. Il y a beaucoup de pays où c'est interdit une semaine avant, depuis longtemps je suis pour les interdire à un certain moment", plaide le candidat de Debout la France.

S'il est élu, Nicolas Dupont-Aignan veut généraliser le recours aux référendums: "Je consulterai les Français par référendum sur les choix du pays", a-t-il assuré, conformément à ce qu'il propose dans son programme."Je consulterai les Français par référendum et je veux mettre en place le RIC, le référendum d'initiative citoyenne, il suffira de 500.000 signatures pour amener un sujet sur la table", précise Nicolas Dupont-Aignan, conformément à une proposition des "gilets jaunes".

"On ne redonnera l'habitude du vote, la confiance dans les institutions pour que lorsque que nos concitoyens et moi-même aurons l'impression que notre vote est utile. Il n'y a pas eu de référendum depuis 2005 (sur la Constitution européenne, ndlr), qui a été trahi", ajoute-t-il.

Interrogé sur les questions de sécurité, Nicolas Dupont-Aignan a proposé "que les jihadistes aillent aux îles Kerguelen", îles inhabitées appartenant à la France et situées près de l'Antarctique, à 3.250 kilomètres de La Réunion, la terre habitée la plus proche. Concernant les jihadistes condamnés pour terrorisme, il veut une peine plancher de 30 ans au minimum.

"L'Etat a été faible. On a mis des jihadistes dangereux au milieu des autres prisonniers et on en libère chaque année. Je demanderai une peine-plancher pour "intelligence avec l'ennemi", un article du code pénal qui n'est jamais appliqué et qui permet d'enfermer pour 30 ans minimum", promet-il.
Guillaume Dussourt