RMC

Tant que le secrétaire général n'a rien annoncé, il se passe des choses jusqu'au dernier moment

Le micro qui servira au secrétaire général de l'Elysée pour annoncer, ce mercredi à 15h, la composition du premier gouvernement d'Edouard Philippe.

Le micro qui servira au secrétaire général de l'Elysée pour annoncer, ce mercredi à 15h, la composition du premier gouvernement d'Edouard Philippe. - AFP

Le secrétaire général de l'Elysée, Alexis Kohler, doit annoncer ce mercredi à 15h la composition du nouveau gouvernement, sur le perron du palais présidentiel. Un moment attendu avec fébrilité par ceux qui espèrent un maroquin, comme le raconte sur RMC.fr Alain Marleix, ancien secrétaire d'Etat aux Anciens combattants.

Durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy, Alain Marleix a été secrétaire d'Etat aux Anciens combattants du gouvernement Fillon II, de juin 2007 à 2008, puis secrétaire d'Etat chargé des collectivités territoriales jusqu'en novembre 2010.

"C'est le secrétaire général de l'Elysée de l'époque, Claude Guéant, qui m'a appelé pour me prévenir de mon entrée au gouvernement quelques minutes seulement avant de l'annoncer sur le perron de l'Elysée. Tant que le secrétaire général n'a pas annoncé les noms, il se passe toujours des choses jusqu'au dernier moment. C'est des va et vient sans arrêt. Le président de la République doit veiller aux problèmes de cohabitation des personnalités, assurer les représentations des différentes sensibilités, respecter la parité… Il faut aussi veiller à ne pas nommer de ministres issus de circonscriptions que l'on risque de perdre. Cela se fait moins, mais à l'époque on faisait également attention à l'équilibre géographique entre les ministres, pour que les Français aient le sentiment d'être tous représentés.

Je m'attendais à être nommé au gouvernement, puisque Nicolas Sarkozy, quand il n'était alors que ministre de l'Intérieur (entre 2005 à 2007) m'avait promis que je serai ministre Chargé des Relations avec le Parlement. Donc ce qui m'a surpris, c'était d'avoir été nommé secrétaire d'Etat aux anciens combattants.

"Une année de ministre, c'est comme trois ans de vie"

Pour un homme politique, faire partie d'un gouvernement, c'est un aboutissement et une grande fierté. Et puis après on ne s'appartient plus. Bien souvent, on ne sait même pas ce qu'on va faire dans la journée quand on se réveille, surtout dans les ministères régaliens (Intérieur, Défense, Justice). On est pris en mains dans les premières heures: on vient vous chercher en voiture, vous avez vos gardes du corps, votre cabinet…

Je vais regarder l'annonce du nouveau gouvernement cet après-midi. Parce que ça m'intéresse et que ça concerne l'avenir de notre pays. Mais je le ferai sans nostalgie. Vous savez, une année de ministre, c'est comme trois ans de vie. On est aussi contents de revenir au parlement à l'issue de son mandat. Surtout sous Nicolas Sarkozy, où il y avait une très forte pression."

Propos recueillis par Philippe Gril