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Tension chez les Républicains: quand Chatel et Fenech sont à deux doigts d'en venir aux mains

Luc Chatel.

Luc Chatel. - AFP

La tension ne retombe pas chez les Républicains, après l'élimination de François Fillon au premier tour de la présidentielle. Selon les informations de RMC, Luc Chatel et Georges Fenech ont failli en venir aux mains, mardi, lors d'un déjeuner réunissant des sarkozystes dans un restaurant parisien.

Signe de la tension qui règne au sein du parti Les Républicains après l'élimination de François Fillon au premier tour de la présidentielle, les esprits se sont échauffés mardi lors d'un petit déjeuner organisé par les sarkozystes, au restaurant Chez Françoise, près de l'Assemblée nationale où ils ont leurs habitudes. On en est presque venu aux mains, selon nos informations. L'objet du conflit? L'appel à voter ou pas pour Emmanuel Macron au deuxième tour.

Et tout à coup… ça dérape

C'est un parlementaire présent autour de la table, qui a raconté la scène à RMC. Les proches de Nicolas Sarkozy, réunis à l'initiative de Brice Hortefeux, sont tendus, marqués par la défaite et stressés par les législatives à venir. Et tout à coup… ça dérape. Georges Fenech, qui estime qu'appeler à voter Macron est suicidaire, s'en prend à Luc Chatel. "En disant que tu vas voter Macron, tu fais courir un risque mortel à notre famille politique", lui lance-t-il.

Luc Chatel se lève, furieux: "tu ne me parles pas comme ça, lui répond-il. Si tout le monde avait fait campagne comme moi pour Fillon, on n'en serait pas là". Les deux hommes sont à deux doigts de l'empoignade. Il faudra l'intervention de quelques ténors, dont François Baroin, pour que les choses se tassent.

"On s'est comporté comme des gnous"

Une empoignade qui en dit long sur l'ambiance qui règne au sein du parti après une campagne minée par les affaires qui a abouti à l'élimination historique du candidat de la droite au premier tour de la présidentielle. "On s'est comporté comme des gnous, lâche un député sarkozyste. On a suivi François Fillon aveuglément, et là on est au bord du suicide collectif".

Plus tard, dans la soirée, c'est Alain Juppé qui critiquaient "les finasseries" de son parti vis-à-vis de la position à adopter en vue du second tour. Il est temps que la présidentielle se termine pour les Républicains.

Stéphanie Collié avec P. G.