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Victoire de François Fillon: "Il saura unir toutes les tendances de la droite et du centre. Ça sera notre roi"

François Fillon a été désigné ce dimanche candidat de la droite pour la prochaine élection présidentielle. A Melun (Seine-et-Marne), l'ancien Premier ministre a recueilli 59,88% des suffrages et Alain Juppé 40,12%. Mais, sur place, les militants s'interrogent quant à sa capacité à pouvoir rassembler.. \n

François Fillon, très net vainqueur dimanche de la primaire de la droite face à Alain Juppé, sera le champion de son camp à l'élection présidentielle de 2017, avec de bonnes chances de l'emporter face au FN et à une gauche atomisée. Mais pour cela encore faut-il qu'il arrive à rassembler son propre camp. Ce dont doute, Olivier, soutien d'Alain Juppé: "Je ne le vois pas comme mon candidat. Je vois une vague conservatrice qui monte, qui monte et ça me fait sortir de mes gonds."

A tel point, qu'il se dit "prêt à ne pas suivre la droite". En effet, il envisage très sérieusement d'aller voter à gauche: "Mais est-ce que vous pensez que Macron est de gauche?", interroge-t-il dans un sourire. A l'inverse, Kadir, soutien d'Alain Juppé, n'hésitera pas une seule seconde à aller voter François Fillon à la prochaine présidentielle: "Il est le candidat de la droite et du centre donc la question ne se pose pas". Il espère toutefois que celui-ci reviendra un peu sur son programme.

"Il ne nous promet pas monts et merveilles"

"Il faut qu'il tempère un peu le discours qu'il a pu tenir sur certains sujets, séduise les électeurs de Juppé qui risqueraient demain de porter leur voix sur un Macron par exemple", estime-t-il. Pour Denis aussi, François Fillon possède la capacité de rassembler son camp: "Il saura unir toutes les tendances de la droite et du centre. Ça sera notre roi".

"Un roi" dont Isaure, 26 ans, qui a voté pour lui aux deux tours, dresse le portrait: "Il propose un vrai programme, exigeant c'est sûr mais on a besoin de ça. C'est quelqu'un d'intègre, qui a le sens de l'intérêt commun. Il sait de quoi il parle et ça s'est vu au cours des débats. Je pense qu'il a cerné les endroits où il fait réformer et il en a le courage. Il ne nous promet pas monts et merveilles, que tout va aller bien en trois mois. On va peut-être encore un peu creuser mais pour se relever".

M.R avec Romain Poisot