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Xavier Bertrand se soumet finalement au vote des militants LR: dans les coulisses de cette "volte-face"

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Xavier Bertrand a mis fin au suspense en annonçant lundi qu'il participerait au congrès de LR visant à désigner le candidat de droite à la présidentielle, en invoquant sa volonté de "rassembler" sa famille politique. Une décision prise en "solo", selon nos informations RMC.

Le président des Hauts-de-France a fait sa déclaration lundi soir au 20H de TF1. Et ses proches ont découvert son choix comme nous, devant la télé. "On ne savait même pas qu'il allait faire un 20h" s'étonne un de ses soutiens. "On pensait qu'il nous annoncerait sa décision d'abord en petit comité" regrette un autre.

Une méthode assumée par Xavier Bertrand, qui a échangé avec tous ses soutiens par visioconférence après l'interview. "C'est une décision personnelle, le choix ultime lui revenait" revendique un de ses bras droits.

En tout cas c'est un énorme soulagement pour les cadres des Républicains. Le scénario catastrophe est évité, c'est à dire se retrouver avec un candidat désigné par les militants, et un deuxième candidat qui ferait cavalier seul.

En revanche chez ses concurrents, ce rétropédalage de Xavier Bertrand passe mal. "C'est tellement pitoyable", siffle un pro-Michel Barnier. "Ils étaient tous en panique chez Bertrand, ils ont compris que c'était foutu" renchérit un lieutenant de Valérie Pécresse. Tous s'accordent pour dire que Xavier Bertrand n'avait plus le choix: "Il était dans une seringue", glisse un LR.

Dans l’équipe de Valérie Pécresse, on s’empresse de revendiquer la cohérence de la présidente de l’Ile de France: "Elle a suivi le processus depuis le début. Jamais elle n'a remis en cause les règles fixées par le parti". D'ici le vote du 4 décembre, Xavier Bertrand doit désormais convaincre les militants et les élus républicains.

Et ça commence dès ce matin par une rencontre avec les sénateurs LR. Un de ses proches confie "Il va leur dire que c'est le moment de se rassembler derrière sa candidature". Xavier Bertrand le répète: il est le seul candidat de droite capable de gagner en 2022.

Mais la tâche s'annonce tout de même ardue pour convaincre tout le monde.

Un proche de Bruno Retailleau, le patron des sénateurs Républicains, en est persuadé: "Les militants ne sont pas derrière Xavier Bertrand". Et ne donne pas cher de sa candidature : "Il va se prendre une taule". 

Chez les Marcheurs, c'est la gueule de bois... après la création du parti d'Edouard Philippe le week-end dernier. Un parti, nommé Horizons pour élargir la majorité vers la droite.

"Edouard Philippe nous élargit mais je ne pense pas qu’il soit très large" râle un pilier de la majorité, qui estime gagner au maximum 2 à 3% de vote avec ce ralliement. "Le risque c'est qu'on devienne nos meilleurs ennemis" s'inquiète un cadre de LREM. En tout cas on s'accorde sur un point du côté des marcheurs: "Horizons, c'est En Marche sans les couleurs. Ça manque de fun".

Eric Zemmour se réconcilie avec le service public.

Le polémiste sera le prochain invité de l’émission Elysée 2022 sur France 2 selon les informations du Figaro. Éric Zemmour a accepté l’invitation de la chaîne. Reste à fixer une date. 

De quoi clore la polémique lancée il y a quelques jours. Un journaliste de France TV avait affirmé qu’Éric Zemmour n’avait "pas le droit" d’intervenir sur l’antenne. Une déclaration aussitôt reprise par Éric Zemmour qui criait à la censure. Rappelons tout de même que le polémiste était déjà l’invité de l’émission de Laurent Ruquier, il y a un mois… sur France 2.

On termine avec Emmanuel Macron qui chausse les crampons.

Le Varietés Club de France aura une recrue un peu spéciale ce jeudi à Poissy. Le Président de la République va participer à un match en faveur de l'opération "Pièces Jaunes". 

Selon nos informations de RMC, le président - fan de l'OM - souhaite jouer tout le match pour affronter Robert Pirès, Arsène Wenger, mais aussi le tennisman Richard Gasquet. L'Elysée attend le feu vert du service de sécurité pour titulariser le Président de la République, parce qu'à l'origine, Emmanuel Macron ne devait jouer que la seconde mi-temps. En revanche on connait déjà son poste, ce sera milieu défensif, et il portera le numéro 3.

Un hommage à Eric Di Méco, notre consultant foot, qui a porté ce numéro avec l'Olympique de Marseille ?

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