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Quand Geneviève de Fontenay s'est retrouvée "toute nue"

Geneviève de Fontenay.

Geneviève de Fontenay. - Bertrand Langlois - AFP

Invitée de Jean-Jacques Bourdin ce mercredi, l'ancienne présidente du Comité Miss France est revenue sur le vol de son chapeau, le 5 septembre dernier. Et a poussé un coup de gueule contre les mairies qui refusent d'accueillir des réfugiés.

C'est presque un crime de lèse-majesté. Un inconnu a osé s'en prendre au chapeau de Geneviève de Fontenay. Alors qu'elle participait à la Foire de Chignat, dans le Puy-de-Dôme, l'ancienne présidente du Comité Miss France s'est fait dérober son couvre-chef. "J'étais à cette foire, on m'a mis dans une voiture américaine décapotée - j'aurais préféré une voiture française -, et tout d'un coup mon chapeau a été arraché. Je n'ai même pas eu le temps de faire ouf", raconte-t-elle ce mercredi chez Jean-Jacques Bourdin.

"Nabila et sa poitrine farcie"

"Ça a été l'émotion générale. Heureusement la brigade de gendarmerie était là et l'a attrapé tout de suite. Au bout de 10 minutes j'avais récupéré le bien précieux", poursuit-elle. Mais qui donc a osé ? "Ce n'était pas un jeune, c'est un type d'une quarantaine d'années". "Ah, (sans mon chapeau) je suis toute nue", rigole Geneviève de Fontenay. "Mais pas comme Nabila, avec sa poitrine farcie".

L'occasion pour la présidente d'honneur du Comité Miss Nationale, de critiquer la propension des nouvelles participantes du concours Miss France à se dénuder. "Ce sont celles-là qui deviennent des stars, qui gagnent beaucoup d'argent, qui vont dans des émissions de télé. On aura de plus en plus de mal à avoir des candidates comme celles que nous avions pendant des décennies", regrette celle qui a présidé le comité Miss France de 1981 à 2010.

"J'ai honte pour la France"

Geneviève de Fontenay insiste bien sur le côté désuet de cette mésaventure par rapport à l'actualité, notamment sur l'afflux de migrants, elle qui a connu l'exode lors de la seconde guerre mondiale. Celle qui a "toujours voté à gauche" s'étrangle devant le refus assumé de certaines communes d'accueillir des réfugiés. "J'ai honte pour la France, quand j'entends des maires dire qu'ils n'accueilleront pas de réfugiés, ou seulement des réfugiés catholiques. Il y a des casernes vides, il y a de quoi héberger ces gens".
En tout cas, si elle a toujours eu le cœur à gauche, elle assure qu'elle ne votera plus pour François Hollande, qu'elle qualifie de "catastrophe".

Philippe Gril avec Jean-Jacques Bourdin