RMC

Béluga dans la Seine: des équipes sur place pour déterminer une stratégie d'évacuation

Quelques jours après le repérage d'un béluga dans la Seine, des équipes de spécialistes se sont rendus sur place pour analyser le comportement de l'animal. Ils détermineront ensuite la stratégie à mettre en pace pour l'évacuer.

C'est un animal très amaigri et qui présente des altérations cutanées. Le béluga repéré pour la première fois dans la Seine mardi continue de remonter vers Paris, alors que son état est préoccupant. Il a été localisé jeudi à une soixantaine de kilomètres de la capitale, bloqué à proximité d'une écluse au niveau de Saint-Pierre-la-Garenne, dans le département de l'Eure.

Sur place, une équipe est chargée d'observer l'animal afin d'en apprendre davantage sur son état de santé et de décider de la suite des opérations.

"Il y a des plongeurs, il y a des drones, un poste de commandement", énumère Patrick Hérot, sapeur-pompier volontaire, dans l'unité "Drone", chargé de suivre les déplacements du béluga.

"On l'a localisé, mais la difficulté c'est d'arriver à le suivre, il n'arrête pas de plonger et de remonter" explique-t-il au micro de RMC.

Une procédure d'évacuation adaptée

Pour les spécialistes des cétacés dépêchés sur place, l'enjeu est de déterminer le comportement de l'animal.

"Il y a deux bateaux, avec des professionnels à bord qui sont en train d'observer son comportement, sa physionomie, sa pigmentation, pour voir si c'est un animal en souffrance, compte tenu du fait qu'il n'a plus d'eau salée depuis un certain temps", indique Isabelle Dorliat-Pouzet, secrétaire générale de la préfecture de l’Eure.

Selon le résultat de ces observations, une procédure d'évacuation adaptée du béluga sera mise en place.

"L'option la moins invasive c'est un 'drive', le guider vers la mer avec un bateau", estime Elodie Pouet, membre de l'ONG Sea Shepherd France, qui participe aussi aux opérations. "L'autre option c'est de le sortir et le ramener par voie terrestre mais ce serait lui causer un énorme stress, on veut absolument l'éviter" prévient-elle.

En mai dernier, une orque repérée dans la Seine avait fini par mourir de fatigue et de maladie.

Aymeric Dantreuille