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Comment le premier confinement a eu un très fort impact sur la qualité de l'air?

Selon une étude de Santé Publique France, la qualité de l'air s'est amélioré pendant le premier confinement.

C'est l'une des rares conséquences positives de la crise sanitaire qui nous touche depuis plus d'un an. Une situation environnementale encore jamais vue: le ralentissement de l'activité économique, de l'industrie et du trafic routier lié au confinement a permis une réduction drastique de la pollution de l'air, révèle une étude de Santé Publique France.

Jusqu'à -15% de dioxyde d'azote notamment grâce au ralentissement du trafic routier et jusqu'à 60% de particules fines en moins ont été recensés. Résultat : des milliers de morts ont pu être évités car la pollution de l'air est responsable de 40.000 morts par an, c'est à dire 7% de la mortalité totale annuelle alors que la pollution a des effets dévastateurs surtout au niveau cardio-vasculaire et respiratoire.

Quel enseignements peut-on en tirer?

Cette expérience est forte d'enseignements pour l'avenir d'après Guillaume Boulanger, responsable de l'unité Qualité des milieux de vie à Santé Publique France: "L'objectif n'est pas de pérenniser ces mesures de confinement drastiques pour améliorer la qualité de l'air mais on peut en tirer quelques conclusions. Dès que l'on agit à court terme sur les sources d'émissions de pollution, cela conduit immédiatement à des bénéfices pour la santé de la population française".

"Il y a une incitation forte au télétravail et une modification des modes de déplacement. Cela constitue encore une fois une bonne chose et un co-bénéfice pour la pollution de l'air", ajoute-t-il.

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Garance Munoz (avec Guillaume Dussourt)