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Des militants écologistes se collent au sol du musée Porsche et sont laissés 42h sans assistance

Plusieurs militants écologistes qui s'étaient collés les mains au sol du musée Porsche en Allemagne, ont été laissés sur place sans assistance pendant 42h par le responsable des lieux avant d'être délivrés par la police puis interpellés.

42 heures sans chauffage, ni lumière ou toilettes. Des militants écologistes qui s'étaient collés les mains sur le sol du musée Porsche en Allemagne, ont été laissés seuls sans chauffage ni lumière par la direction de l'établissement pendant 42 heures, avant d'être interpellés par la police.

Selon plusieurs médias suisses et allemands, les militants du mouvement écologiste "Scientist Rebellion", se sont introduits à l'intérieur du musée Porsche à Wolsfburg (centre du pays), où ils se sont collés les mains sur le sol, exigeant la décarbonisation du secteur automobile.

42 heures sans moyen de faire ses besoins

Mais le propriétaire des lieux a choisi d'ignorer les activistes, quittant à la fin de la journée l'établissement avec les employés laissant la dizaine d'activistes collés au sol, dans le noir, sans chauffage et sans moyen de faire leurs besoins.

"Ils nous ont dit qu'ils soutenaient notre droit de manifester, mais ils ont refusé notre demande de nous fournir un bol pour uriner et déféquer de manière décente", a déploré sur Twitter Gianluca Grimalda, l'un des activistes présent.

Transfert à l'hôpital

Le directeur du musée a décidé d'avertir la police le lendemain seulement. Les forces de l'ordre ont interpellé les activistes leur permettant de se désengluer après 42 heures collés au sol.

"Les médecins ont dit que j'avais risqué ma vie en raison de caillots sanguins et ont demandé mon transfert immédiat à l'hôpital. J'ai accepté de quitter le groupe et ait été emmené à l'hôpital où je continue ma grève de la faim", a précisé Ginaluca Grimalda, toujours sur Twitter.

"S'ils sont toujours en appui sur la même zone du corps, cela peut créer une rhabdomyolyse et avoir des conséquences néfastes", confirme sur le plateau des "Grandes Gueules", le docteur Jérôme Marty, tandis que Medhi Ghezzar salue la décision du responsable du musée: "Il est bon", plaisante-t-il.

G.D.