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Fermeture de 17 réacteurs: "L'impact écologique du nucléaire est très favorable"

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Nicolas Hulot, le ministre de la Transition écologique, s'est engagé lundi à fermer des réacteurs nucléaires, "peut-être jusqu'à 17", pour respecter la loi sur la transition énergétique qui vise à ramener à 50% la part de l'atome dans la production d'électricité à l'horizon 2025. François-Marie Bréon, climatologue, ne comprend pas pourquoi la part du nucléaire devrait être réduire en France.

François-Marie Bréon, climatologue, ne comprend pas pourquoi la part du nucléaire devrait être réduit en France. 

"J’ai l’impression que le gouvernement actuel a mieux compris la problématique du changement climatique. Je vois d’ailleurs, un certain nombre de mesures très favorables, comme sa volonté de favoriser un meilleur isolement thermique, l'achat de voitures électriques, etc. Tout cela me parait être des mesures favorables à la lutte contre le changement climatique.

"L'impact écologique du nucléaire est très favorable"

En même temps, on nous annonce un objectif de sortie du nucléaire. A ce jour, le taux de rejet du CO2 en France est plus bas que dans les autres pays européens, grâce à la part du nucléaire. Du coup, je ne comprends pas que l’on veuille réduire la part du nucléaire en France.

A titre personnel, je trouve que l’impact écologique du nucléaire est très favorable. Je ne vois pas où est le problème avec le nucléaire. Même pour le traitement des déchets, je n’ai pas de problèmes. Mettre les déchets à Bure, les enterrer sous 500 mètres de terre et reboucher, je n’ai pas de problème écologique avec ça. Je serai même prêt à vivre avec des déchets nucléaires à 500 mètres sous mes pieds. Il n’y a aucune chance que ça remonte sur une durée visible.

Quand on parle du nucléaire, on a un niveau d’exigence beaucoup plus important que sur le changement climatique. Alors que je pense que les dangers climatiques sont bien pires. Des villes entières vont disparaître. Mais là, arrêter des réacteurs ce n’est pas possible si l’on veut respecter l’accord de Paris. A mon avis, on surmédiatise le risque nucléaire et on ne parle pas assez des conséquences du changement climatique, comme la montée des eaux."

Propos recueillis par E. H.