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Incendies: en immersion avec les pompiers qui luttent contre les flammes dans le Gard

650 hectares ont été ravagés par les flammes dans le Gard, après qu'un "méga-feu" se soit déclaré dans les Cévennes. RMC est allé à la rencontre des pompiers qui luttent pour maintenir cet incendie, qui "ne peut plus progresser", sous cloche.

650 hectares ont brulés dans le Gard où un gigantesque incendie s'est déclaré dans la nuit de jeudi à vendredi. Des flammes qui "ne peuvent plus progresser" mais qui restent sous haute surveillance.

Des centaines de pompiers ont été mobilisés pendant trois jours pour permettre ce résultat. Ce dimanche matin, et après une journée de samedi plus calme, les pompiers ne sont plus que 250 mobilisés sur place. Encore une fois, ils ont veillé tard, dans la nuit, pour surveiller le feu et éviter une reprise de l'incendie.

La lizière du feu, point clé de la surveillance de l'incendie

À la lizière du feu, là où les prompiers sont mobiliés, il y a d'un côté la végétation verte, intacte. De l’autre les troncs d’arbres brulés, le sol recouvert de cendres. Les flammes sont éteintes mais une dizaine de pompiers s’affairent. Il reste 15 kilomètres de bordure de feu à innonder pour éviter un nouveau départ de feu. Il n'y a plus de fumeroles, ces petites flammes tout près du sol, propices à ce que l'incendie reprenne.

"C'est le mauvais travail. Le gros du feu est passé. On va traiter tout le bord du feu. La limite de la dangerosité c'est entre le brûlé et le non-brûlé", explique Yannick, sapeur-pompier du Gard.

L'eau, bien précieux

Pour Julien Roure, sergent-chef, qui supervise cette partie de l’opération, "la difficulté c'est que c'est un endroit reculé, sans eau." Les pompiers l'acheminent à l’aide d’épais tuyau oranges sur plusieurs centaines de mètres depuis des camions mais aussi en hélicoptère. En contrebas, supervisés par le capitaine Escot, un autre groupe de pompiers venus du département de la Loire s’assure qu’aucun incendie ne reprenne à proximité des habitations.

"Dès qu'on voit une femrole, on intervient. C'est un travail fastidieux, dur, mais ça fait partie du boulot", juge le capitaine.

Pour ces équipes une relève est prévue toutes les 24h. Les équipes vont rester sur place plusieurs jours pour rester vigilantes. Pour les sapeurs pompiers, certains ont pu dormir, la nuit dernière, pour la première fois depuis 48 heures.

Siam Spencer avec MM