RMC

Annonces du gouvernement aux "gilets jaunes": "Ce n'est pas ce qu'on veut, on veut la dissolution de l'Assemblée"

Maryline, gilet jaune dans le Gard, estime que les annonces faites par le Premier ministre mardi avec notamment le gel des hausses des taxes carburant pour six mois, ne sont pas suffisantes.

Des concessions qui ne satisfont pas totalement. Le gouvernement a pris mardi l'initiative d'un recul, avec la suspension de plusieurs mesures fiscales, pour tenter d'apaiser la crise des "gilets jaunes".

L'exécutif défendra mercredi après-midi son plan de sortie de crise devant l'Assemblée nationale, au lendemain de ces annonces visant également à réduire le risque d'un nouveau week-end de violences.

Le plan comprend un moratoire de six mois sur la hausse de la taxe carbone, un gel des tarifs du gaz et de l'électricité cet hiver et aucun durcissement du contrôle technique automobile avant l'été. Des mesures qui vont coûter près de deux milliards d'euros.

"C’est de la poudre de perlimpinpin"

Sur le terrain, les "gilets jaunes" ne désarment pas. Si certains dépôts pétroliers, notamment en Bretagne, ont finalement été débloqués après plusieurs jours de barrages, la mobilisation, elle, est toujours forte. L'appel à "l'Acte 4", une nouvelle manifestation à Paris samedi 8 décembre, est maintenu.

Pour Maryline, gilet jaune dans le Gard intervenue dans Bourdin direct ce mercredi matin, les annonces ne suffisent pas.

"C’est de la poudre de perlimpimpin. Ces mesures qui ne vont pas aller dans le temps. On a l’habitude que le gouvernement nous donne quelque chose de la main droite et nous le reprenne de la main gauche."

Elle ne fait pas confiance au gouvernement et estime que le simple gel pour six mois ne conduira à aucune baisse effective. Mais ce qu'elle réclame en premier n'est pas cela: elle veut surtout une dissolution de l'Assemblée nationale.

"Ce n’est pas ce qu’on veut. On veut la dissolution de l’Assemblée nationale. Le remplacement de députés est très important car ils ne nous représentent absolument pas."

Et la contestation gagne désormais du terrain: en plus des lycéens, les acteurs du transport routier entament le bras de fer avec le gouvernement. Les fédérations CGT et FO du secteur ont appelé à la grève à partir de dimanche soir et pour une durée indéterminée afin de défendre le pouvoir d'achat, qualifiant de "miettes" les mesures annoncées mardi par le Premier ministre.

J.A. avec Bourdin direct