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Attaque du Thalys: comment la police ferroviaire assure notre sécurité

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- - PHILIPPE HUGUEN / AFP

Comment renforcer la sécurité dans les trains? Cette question refait surface depuis l'attaque du Thalys vendredi dernier. Pour l'heure, un service de police est exclusivement consacré à la sécurité dans les trains: le Service national de la police ferroviaire (SNPF). En clair, 930 patrouilles sécurisent quotidiennement 1.430 trains. RMC a suivi une de ces patrouilles à la gare du Nord, à Paris.

Comment éviter que l'attaque du Thalys ne se reproduise? Bernard Cazeneuve convie ce samedi les ministres des Transports et de l'Intérieur de huit pays de l'Union européenne pour étudier des "propositions très concrètes" sur la sécurité dans les trains après l'attaque du Thalys de vendredi dernier. Dans l'entourage du ministre, on estime qu'il faudrait multiplier les patrouilles de police dédiées aux contrôles avant l'accès au train (regarder dans les bagages et contrôler l'identité) plutôt que d'installer des portiques de sécurité.

Un train sur quatorze est contrôlé

Pour l'heure, un service de police exclusivement consacré à la sécurité dans les trains existe déjà: le Service national de la police ferroviaire (SNPF). Concrètement, 930 patrouilles sécurisent quotidiennement 1.430 trains. RMC a suivi pendant une journée une de ces patrouilles de la police ferroviaire (composée de six hommes, ndlr) à la gare du Nord. Elle était en train de surveiller les entrées d'un Thalys faisant la liaison Paris-Amsterdam.

"Une attention particulière est portée sur les bagages, indique le commandant Denis Coulon. On nous a demandé de redoubler de vigilance. On procède aussi à des contrôles aléatoires, on surveille les comportements louches. Pour les personnes recherchées, on dispose d'un certain nombre de fiches…" Aujourd’hui en moyenne, un train sur quatorze est contrôlé par la police ferroviaire. Une disposition à laquelle les voyageurs se prêtent sans rechigner.

"On peut être aussi nombreux que l'on veut…"

"Je crois que ce sont des mesures d'ordre psychologique, qui rassurent les gens, estime l'un d'entre eux. Même dans les grands magasins on nous demande d'ouvrir les sacs. Alors pas de problème". Cet autre usager considère en revanche "qu'un train sur quatorze, c'est peu.". "Tous les trains devraient être contrôlés mais c'est quasiment impossible. Ils ont été assez réactifs et c'est déjà pas mal", reconnaît cette dernière.

Le ministère de l’Intérieur songe maintenant à intensifier ces contrôles. Pas forcément la solution la plus efficace selon le commandant Coulon: "On peut être aussi nombreux que l'on veut, quand on regarde la menace à laquelle on est confrontés actuellement… C'est une menace diffuse, difficile à contrôler. Je pense que le réflexe citoyen est quand même la meilleure des parades à adopter". Un réflexe citoyen encouragé par Manuel Valls depuis l’instauration du numéro d’appel d’urgence pour signaler les situations anormales…

Maxime Ricard avec Guillaume Chièze