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Brassards arc-en-ciel, ateliers pédagogiques et signalements: ce que comporte le plan de lutte contre l'homophobie dans le milieu du foot

La Ligue de football professionnel (LFP) dévoile ce lundi son plan de lutte contre l'homophobie dans le milieu du foot. Et c'est une première en France.

Des brassards arc-en-ciel en Ligue 1, des actions de sensibilisation dans les stades et des fiches de signalement des actes homophobes... Dans le plan de lutte contre l'homophobie, dévoilé par la Ligue de football professionnel, l'accent est mis sur la sensibilisation, surtout celle des supporters.

Combattre l'homophobie "ne signifie pas simplement envoyer un communiqué de presse quand les choses vont mal, combattre c'est trouver et surtout mettre en place un système complet (...) pour éradiquer de manière définitive" l'attitude néfaste "de quelques individus", a déclaré devant la presse Nathalie Boy de la Tour, la présidente de la LFP. Car dans les tribunes c'est devenu récurrent: des chants, des insultes homophobes, adressées au camp adverse.

Alors, dès la saison prochaine, les référents des supporters de chaque club de foot seront formés pour sensibiliser et lutter contre l'homophobie.

Les footballeurs, eux aussi, seront concernés par ce plan de sensibilisation. Livrets pédagogiques distribués dans les centres de formations, ateliers dans les clubs... L'objectif est de "déconstruire les clichés".

Vendredi prochain, journée mondiale contre l'homophobie, capitaines, entraîneurs, arbitre et délégués des matchs de Ligue 1 et Ligue 2 porteront un brassard arc-en-ciel aux couleurs de la communauté LGBT.

La Ligue va par ailleurs "mettre en place une fiche de signalement dès la saison prochaine qui permettra à tout spectateur de rapporter un acte ou des insultes discriminantes", qu'ils soient racistes, sexistes ou homophobes selon sa présidente.

En mai, la commission de discipline de la LFP a infligé une amende de 10.000 euros au club de Grenoble (L2) pour une "banderole injurieuse", tandis que Lens (L2) a été sanctionné d'un huis clos partiel avec sursis pour des "chants à caractère homophobe" et 50.000 euros d'amende ferme, un montant record. "Ces amendes ne tombent pas dans le vide, elles servent à faire un travail de prévention derrière", notamment en finançant des formations à destination des supporters, a fait remarquer M. Lambert.

Alice Froussard (avec Caroline Petit)