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"C’est une bouée de sauvetage": face à l’inflation, le recours aux prêts sur gage augmente

Pour faire face à l’inflation, de plus en plus de Français se tournent vers les prêts sur gage, qui permettent d’obtenir un prêt en échange d'un objet de valeur. A Toulouse, les demandes ont augmenté de 10% depuis le début de l’année.

Face à la crise et l’inflation qui se dessine, de plus en plus de Français sont en difficulté financière et se tournent vers les prêts sur gages. Un "dernier recours" nécessaire pour de nombreuses personnes qui ont besoin de liquidité. Ces établissements publics proposent des prêts à des taux avantageux en échange d'un objet de valeur.

A Toulouse, au crédit municipal, les crédits ont progressé de plus de 10% depuis le début de l’année. Tous les jours, la file d’attente s’allonge. "Ce sont des bijoux que j’ai de ma défunte mère et que je ne veux pas perdre. Je les dépose pour six mois", raconte Fatima à RMC, qui demande un prêt de 200 euros pour essayer de réparer sa voiture. Elle vient déposer deux bagues et un bracelet, et les récupérera quand elle aura remboursé le prêt et les intérêts.

Le moindre imprévu devient un obstacle

Avec un salaire de 1.000 euros par mois, un loyer de 350 euros, les assurances, l’alimentation et l’essence à payer, le moindre imprévu devient rapidement un obstacle financier pour Fatima: "c’est une bouée de sauvetage pour tous les gens qui sont dans mon cas, qui gagnent le SMIC et qui n’arrivent pas à finir les mois".

Nous sommes le dernier recours pour les dépanner.

Depuis le début de l’année, au crédit municipal de Toulouse, Frank Paindessous et ses équipes ont enregistré 6.000 demandes en raison de la crise. "On constate une augmentation à peu près de 10% de l’activité. Les personnes qui viennent sont en difficulté financière, ont des petits revenus. Nous sommes le dernier recours pour elles, pour les dépanner", explique le spécialiste, qui estime que l’affluence ne devrait pas faiblir jusqu’à la fin de l’année.

Jean-Wilfrid Forquès