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Coronavirus: il n'y aura pas de déconfinement régionalisé mais "adapté aux territoires"

Face aux maires, le chef de l'Etat a livré les premiers contours du plan du gouvernement pour l'après 11 mai.

A quoi faut-il vraiment s'attendre le 11 mai? Alors que les Français attendent beaucoup de cette date, l'Elysée vient d'éclaircir certaines pistes. Et notamment celle, polémique, sur le déconfinement progressif.

Cela ne sera pas "régionalisé" mais il s'adaptera aux "réalités de chaque territoire", a annoncé jeudi l'Elysée à l'issue d'une réunion entre Emmanuel Macron et les maires. "Cette phase de déconfinement ne devrait pas se faire de manière régionalisée", a déclaré le président de la République, cité par un représentant de l'Elysée, aux 22 maires participant à cette réunion.

Jeudi, en déplacement en Bretagne, le Président avait évoqué l'échéance du 11 mai, comme "une deuxième étape dont on ne sait pas combien de temps elle va durer, qui sera progressive, concertée, parfois lente, peut-être différenciée selon les secteurs d'activité ou selon les régions plus ou moins impactées". 

Les transports limités pour éviter les mouvements de population

Le déconfinement doit se préparer avec les maires, a insisté le chef de l'Etat, selon des propos rapportés par l'Elysée. Si cette interprétation de l'adaptation aux "réalités de chaque territoire" reste, pour le moment, floue, le gouvernement s'appuie avant tout sur le sens des responsabilités des Français mais aussi en régulant très fortement l'offre de transport. Objectif bien sûr: éviter au maximum les nouvelles contaminations.

Ainsi, le 11 mai, il y aura donc toujours très peu d'avions et de TGV. 15% de trafic seulement dans un premier temps sur le réseau grandes lignes de la SNCF. La priorité ira en revanche aux trajets du quotidien en TER et en RER. Car comme le résume un conseiller ministériel "le déconfinement du 11 mai doit surtout permettre la reprise progressive de l'activité professionnelle". Pas question donc de se ruer sur les plages lors des ponts de l'Ascension et de la Pentecôte.

Un processus défendu, jeudi, par Jérôme Salomon, le directeur général de la Santé: "Ce qu'il faudra éviter ce sont les transports interrégionaux et les échanges de population entre des zones massivement touchées et des zones peu touchées, (ou) c'est comme ça qu'on va réactiver la circulation du virus. (...) C'est une attitude que l'on doit avoir lors du déconfinement, d'être très attentifs aux flux interrégionaux", a-t-il déclaré, interrogé par la mission d'information de l'Assemblée nationale sur le Covid-19. 

Par ailleurs, la distanciation et le port du masque seront imposés dans les transports. 

Emmanuel Macron a aussi annoncé que le plan de déconfinement serait présenté "aux alentours de mardi prochain". Le chef de l'Etat a indiqué que le retour à l'école se ferait sur la base du volontariat et que le port de masques
grand public serait recommandé pour la population, mais pas obligatoire.

La rédaction de RMC (avec AFP)