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Crise humanitaire au Yémen: plus de 5 millions d'enfants menacés par la famine

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Les ONG lancent un cri d’alerte sur le sort des populations civiles au Yémen. Depuis trois ans, le pays subit la pire crise humanitaire au monde. Une situation alarmante déclenchée par un conflit qui oppose forces pro-gouvernementales et rebelles. Au milieu, des milliers de civils pris au piège d'un conflit quasiment oublié.

Un conflit qui n'occupe pas le devant de la scène et pourtant les combats plongent le Yémen dans une situation humanitaire catastrophique. Plus de 5 millions d'enfants sont menacés par la famine et l'ONG, "Save the children" parle d'une situation sans précédent. Le programme d'aide alimentaire évoque de son côté d'une possible famine dévastatrice.

8 millions de personnes directement menacées

Depuis 2014, les forces pro-gouvernementales soutenues par l'Arabie Saoudite cherchent à reprendre aux rebelles chiites, proches de l'Iran, toute une partie du Yémen.

Les combats se concentrent aujourd'hui autour du port stratégique de Hodeida. Un port stratégique pour l'acheminement de l'aide alimentaire par les ONG. Selon les Nations Unis, 8 millions de personnes sont directement menacées. Face à cette nouvelle offensive, les ONG lancent donc à nouveau un appel au cessez-le-feu et réclament une mobilisation de la communauté internationale.

"Les gens ne parlent plus d’éducation ou de futur, ils parlent de survie"

Une mobilisation qui n'est pas la hauteur du drame humanitaire qui se joue au Yémen pour Johan Lefebvre Chevallier, de l'ONG "Solidarités Internationales".

"Toutes les organisations humanitaires essayent de ramener ce conflit et cette crise à l’ordre du jour et notamment dans l’esprit des dirigeants pour essayer d’apporter une réponse diplomatique à cette crise. Ce sont des enfants, des gens comme nous qui avaient un futur, qui essayaient de se reconstruire et de développer leur pays et trouver un moyen pour survivre. Aujourd'hui, ils ne pensent qu’à la survie journalière, trouver de l’eau, de la nourriture, accéder à des soins de santé primaire. Là, les gens ne parlent plus d’éducation ou de futur, ils parlent de survie".
Céline Martelet