RMC

Dix mois après la tempête Alex, la difficile reprise du tourisme dans la vallée de la Roya

Vacanciers et professionnels du tourisme s'organisent pour faire face à ces difficultés d'accès.

Les vacances d’été sont très moroses dans la vallée de la Roya dans les Alpes-Maritimes, durement touchée il y a tout juste dix mois par la tempête Alex. Les routes ont été dévastées par les flots en furie, et aujourd’hui encore, il est très difficile de circuler depuis le littoral des Alpes-Maritimes jusqu’à la vallée des Merveilles, d’ordinaire très touristique.

Des routes coupées, des convois à heures fixes pour remonter la vallée. Ce touriste lyonnais est venu pour trois jours. “On est un peu contraints de réduire nos sorties en randonnées du fait de la circulation qui est alternée”, explique-t-il.

Impossible par exemple d’aller à Casterino, le village très touristique reste inaccessible. Certaines activités en pâtissent, comme les randonnées en 4x4 de Luc Fioretti.

"On ne bosse pas. On a eu l’espoir à un moment, on s’est préparé comme si, mais non on ne travaille pas du tout. J’ai eu pour le moment deux appels d’une fois une personne et une fois deux personnes”, indique-t-il.

Pas d'amélioration avant l'été prochain?

Pourtant, il y a bien des touristes dans la Roya grâce aux trains gratuits cet été, et même bondé comme le constate, Morgan Milano, l’adjoint au maire de Tende “Il y a un gros report de l’afflux touristique par le train avec 80 à 100 personnes qui viennent tous les jours par le train. Mais en contrepartie, c’est un tourisme surtout journalier. Ils viennent le matin et repartent le soir. Il y a moins de séjour de deux à quatre jours”, détaille-t-il.

>> A LIRE AUSSI - Dans la vallée de la Roya, sept mois après le passage de la tempête Alex, le train fait son retour à Tende

Même constat à l’hôtel-restaurant de Sylvie Orsini. Seulement un tiers des chambres sont réservées cette semaine.

“Les clients viennent principalement les week-ends où il y a plus de flexibilité au niveau des convois alors qu’en semaine, il y a seulement trois convois pour venir dans le haut de la vallée”, indique-t-elle.

Et la route ne sera pas rétablie avant de longs mois, sans doute pour l’été prochain.

Manon Aversa avec Guillaume Descours