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Ecologie: de plus en plus de Français s'engagent dans les associations de défense de l'environnement

Face aux déceptions dans les urnes, beaucoup d’électeurs se sentant concernés par l’écologie souhaitent s’engager concrètement. Résultat, dans les associations, on voit le nombre de personnes souhaitant participer aux actions augmenter sensiblement.

Les ONG et associations écologistes attirent de plus en plus. Selon France Nature Environnement, 3.000 associations dédiées à la défense de l’environnement ont été créées en an, soit une augmentation de 6.000 à 9.000 entités au total. Un engouement qui se confirme depuis le premier tour de la présidentielle et la défaite des candidats avec les programmes environnementaux les plus ambitieux.

Le mouvement Alternatiba par exemple, organise une réunion par semaine à Paris pour accueillir les nouveaux arrivants. Et il y en a de plus en plus: 530 personnes ont demandé à rejoindre le mouvement en une semaine dont 150 uniquement à Paris. Pendant l’entre-deux-tours, une action de blocage a été menée par les activistes d'Extinction Rebellion, avec plus de 2.000 personnes ont demandé à rejoindre le mouvement à ce moment-là. Un chiffre inédit.

"Je n’ai pas trop confiance en la politique"

A la réunion à laquelle nous avons assisté chez Alternatiba, une soixantaine de personnes étaient réunies, avec beaucoup de nouveaux, prêts à s’engager, et à répondre à cette question: “Est-ce que vous êtes là à la suite des résultats du premier tour de la présidentielle?”. Tout de suite, de nombreuses mains se sont levées. Celle d'Aurélia, par exemple. À 26 ans, le résultat du premier tour de l’élection présidentielle a été un électrochoc pour elle:

“J’ai senti qu’il n’y avait pas du tout de considération du climat. Je n’ai pas trop confiance en la politique. Par exemple, lors de premier quinquennat d'Emmanuel Macron avait assuré qu’il mettrait au cœur de sa politique les inégalités hommes-femmes, et on n’a pas vu les choses bouger. Et puis j’ai aussi envie de faire quelque chose d’utile de mon temps, j’ai envie de me bouger”, appuient-elles.

Poursuivre la mobilisation avant les législatives

Comme elles, ce sont donc 530 personnes qui ont rejoint ce mouvement en une semaine. C’est notamment Marine Arcaina, activiste chez Alternatiba Paris, qui les accueille et salue cette conscience politique en faveur de l'environnement qui s'accroît:

“La plupart des personnes ne se sentent pas du tout légitimes. Elles pensent qu’elles doivent avoir plein de connaissances, plein de compétences mais c’est faux. Mais pour les rassurer, on leur propose des points de formation à l’action directe non-violente, à la désobéissance civile. On va continuer à faire des actions pour maintenir la mobilisation autour des législatives”, explique-t-elle.

Des mouvements, des ONG, des associations qui rappellent aussi qu’avant le covid, la dynamique était déjà forte, avec les marches pour le climat par exemple.

Rémi Ink avec Guillaume Descours