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Conférence de presse de Marine Le Pen perturbée: la militante écologiste s’explique

Dans "Apolline Matin" ce jeudi sur RMC et RMC Story, la militante écologiste Pauline Rapilly Ferniot est revenue sur son action lors de la conférence de presse de Marine Le Pen la veille. Munie d’une pancarte avec une photo de la candidate du RN et Vladimir Poutine dans un cœur, elle a provoqué l’interruption de l’évènement pendant quelques instants.

Un cœur et les visages de Marine Le Pen et Vladimir Poutine. C’est avec cette photo, sur une pancarte, et quelques soutiens dans la salle, que la militante écologiste Pauline Rapilly Ferniot a perturbé la conférence de presse de la candidate RN sur la politique internationale ce mercredi à Paris. Une action qui a provoqué une courte interruption et une évacuation rapide, la membre du "Collectif Ibiza" se faisant trainer sur le sol par un membre de l’équipe de sécurité de la campagne de Marine Le Pen après avoir été plaquée au sol par un policier.

"Le but, à la base, n’était pas de l’interrompre, explique Pauline Rapilly Ferniot ce jeudi dans ‘Apolline Matin’ sur RMC et RMC Story. C’était de transmettre un message de la part de Vladimir Poutine à Marine Le Pen, lui dire qu’il ne comprenait pas pourquoi, alors qu’elle s’affichait fièrement avec lui, elle ne lui répondait plus. La question, c’était : avec elle présidente, est-ce que voulait dire renouer des relations avec Vladimir Poutine ?"

La militante écologiste a trouvé "surprenant" d’être évacuée de cette façon, assez musclée. "Mais ce n’était pas le moment où j’ai été trainée qui a été violent, souligne-t-elle. C’est le moment où je me suis levée et où immédiatement je me suis retrouvée au sol. C’est amorti par ma tête. C’est un peu violent, le placage au sol. Je ne m’attendais pas à être accueillie avec des fleurs, mais à être sortie de manière plus progressive. Je lève un cœur, je ne représente pas vraiment un danger."

"On essaye de montrer, jusqu’au second tour, le danger que représente Marine Le Pen"

Avec cette action, le "Collectif Ibiza" voulait alerter sur le programme et les idées de Marine Le Pen. "Si on agit, c’est qu’on a l’impression qu’on a perdu de vue à quel point l’extrême droite est un danger pour la France, pour 100% des Français, estime Pauline Rapilly Ferniot. Aujourd’hui, il y a la moitié des Français qui n’en peuvent plus de la politique d’Emmanuel Macron. On essaye de montrer qu’il n’y a pas d’un côté la politique socialement très violente d’Emmanuel Macron et de l’autre côté, le projet raciste de Marine Le Pen. En fait, Marine Le Pen, ce sera une politique sociale violente, plus le racisme. On essaye de montrer, jusqu’au second tour, le danger que représente Marine Le Pen."

"Je ne fais la leçon à personne", assure la militante écologiste, conseillère municipale à Boulogne-Billancourt. C’est le jeu de la démocratie de mettre dans le débat des sujets dont on ne parle pas assez. Je ne suis pas arrivée par la violence. C’était une action non violente. L’idée était de rappeler que Marine Le Pen présidente, ça voulait dire des relations diplomatiques avec la Russie. Et ça, il faut qu’on en parle." Et elle promet de continuer "avec plaisir".

LP