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Algérie: les vacances avancées de 10 jours pour faire sortir les étudiants en grève des universités

Depuis plusieurs jours, les étudiants qui manifestent contre Abdelaziz Bouteflika occupent les universités du pays.

La mobilisation contre un 5ème mandat d'Abdelaziz Bouteflika se poursuit en Algérie. Depuis quelques semaines, les étudiants ont rejoint les cortèges de manifestants et occupent certains campus universitaires. Pour tenter de déloger les étudiants, le gouvernement a décidé d'avancer les vacances universitaires. 

Elles devaient initialement débuter le 20 mars, mais le ministère de l'Enseignement a annoncé hier qu'elles étaient avancées de dix jours.

Un aveu d'échec?

Une annonce qui intervient au lendemain de vastes manifestations dans les grandes villes du pays qui ont rassemblé des dizaines de milliers de personnes.

"Cette tentative d’empêcher les étudiants de se réunir dans l’enceinte même de l’université, traduit un anachronisme avec notre époque actuelle où les étudiants, discutent et s’organisent à travers les réseaux sociaux, pas uniquement à l’université. On voit bien que l’État est affolé et qu’il ne sait pas quoi faire exactement. Ça nous donne de l’espoir et de la force pour continuer", explique Djalil Ammouche, militant anti-Bouteflika installé à Paris. 

Le mouvement de contestation, qui est entré dans sa troisième semaine, est d'une ampleur sans précédent depuis 1991. 

Edouard Dufrasne avec Guillaume Descours