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"Ce n'est pas possible": Valenciennes coupe le chauffage dans ses gymnases, les profs s'alarment

Pour faire des économies d'énergie et d'argent public, la municipalité de Valenciennes a décidé de couper le chauffage dans ses gymnases. Mais les profs d'EPS s'inquiètent des conséquences sur la santé des élèves.

Pas de chauffage pour économiser. Cet hiver, la mairie de Valenciennes (Nord) a fait le choix de ne pas chauffer ses gymnases pour faire des économies sur la facture d'énergie. La commune de 44.000 habitants pourrait ainsi économiser environ 1,5 million d'euros en ne chauffant pas ses gymnases jusqu'au 15 avril 2023.

Pour l'instant, dans ces bâtiments, les températures dépassent rarement les 10 degrés depuis le début de l'hiver. La mairie a procédé à des relevés: 9 degrés en moyenne dans ses gymnases. Et elle assure être en règle vis-à-vis du rectorat.

Mais pour les professeurs d'EPS de la ville, cette décision met en danger les élèves et empêche la bonne pratique de l'éducation physique et sportive. "Être assis au sol, ce n'est pas possible. Pratiquer des activités pieds nus, ce n'est pas possible", déplore au micro de RMC Emilie Jankowiak, professeure d'EPS à Valenciennes et secrétaire académique du syndicat SNEP-FSU.

Parfois 0°C dans les gymnases

Avant les vacances de Noël, la syndicaliste assure avoir constaté des températures frisant parfois avec les 0°C. Des conditions inadmissibles et inadaptées à la pratique du sport.

"Les élèves arrivent dans leur diversité et pas toujours bien équipés. Il y a des élèves en short et en t-shirt. Quand vous faites un échauffement conséquent mais que vous vous arrêtez 10 à 12 minutes, il serait imprudent de reprendre la pratique", déplore-t-elle.

"C'est absolument impossible d'avoir une pratique en discontinue à moins de dix degrés, surtout quand on a un mauvais équipement et quand on n'a pas l'habitude. Le contexte de sécurité n'y est pas, qu'il soit psychologique ou physique", ajoute Emilie Jankowiak.

La rédaction de RMC