RMC

Dans le Var, l'énorme boom des ventes de voitures sans permis chez les jeunes

REPORTAGE RMC - Les ventes de voitures sans permis ont fait un bond de plus 75% depuis le début de l’année.

C’est un véritable phénomène dans la région de Toulon : l’explosion du nombre de voitures sans permis. Dans le département du Var, les ventes de voitures sans permis ont fait un bon de plus 75% depuis le début de l’année, selon le site AAA-Data. C’est près de 10 points de plus que la moyenne nationale. Mais qui sont ces nouveaux acheteurs dans le département?

On imagine le propriétaire de ce véhicule être plutôt âgé ou alors un conducteur qui n’aurait plus de points pour rouler avec sa voiture habituelle. Pourtant, ces voitures sont désormais majoritairement achetées par des jeunes. Depuis 2018, il suffit d’avoir plus de 14 ans pour conduire ces véhicules, c’était 16 ans avant cette date. Et ça a tout changé.

Aujourd’hui, il y a un véritable effet de mode. Jeudi midi devant un lycée de Hyères, dans la métropole toulonnaise, à l’entrée de l’établissement, il y avait plusieurs dizaines de voitures sans permis garées. Des rouges, des blanches, des grises, il y en avait partout.

7000 à 15.000 euros

Le phénomène touche globalement tout le Sud-est, les Alpes-Maritimes, et s’étend jusqu’en Corse. Pour le Var, il y a plusieurs raisons. Avant tout, il y a un effet de contagion. La hausse des ventes de voitures sans permis a débuté il y a quelques années. C’est aujourd’hui à la mode pour un adolescent d’avoir son véhicule dès ses 14 ou 15 ans même s’il ne dépasse pas les 45 km/h, la vitesse maximum pour ces voiturettes.

>> A LIRE AUSSI - Tarifs en hausse, flotte vieillissante... Les locations de voitures sont en forte baisse

Laurent Ricci est concessionnaire dans le Var. Il vend essentiellement des voitures sans permis. Et il le confirme qu’il en vend de plus en plus.

“La clientèle, ce sont les adolescents donc on a des produits fun qui sont réfléchis pour ce marché là. En ce moment, on vend environ une dizaine de voitures neuves par mois plus les occasions. Il y a sûrement le phénomène covid qui fait qu’on ne veut plus prendre les transports en commun. Pour le jeune la priorité, c’est le look et la connectivité. Après le parent, lui, va plus s’inquiéter de la sécurité”, confie-t-il.

Autre explication, dans le département, les villes sont assez étendues. Il n’est parfois pas si facile de se rendre d’un endroit à l’autre. Alors oui, mais il faut le dire aussi, ces voitures sans permis représentent un sacré budget pour les parents. Comptez au minimum 7.000 euros pour les premiers modèles et jusqu’à 15.000 euros pour les plus chers.

Nicolas Ropert avec Martin Bourdin et Guillaume Descours