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Des policiers dans les lycées à risques: une présence nécessaire? Ca fait débat sur RMC

La présence de policiers vous parait-elle nécessaire dans les lycées à risque? Après cette enseignante braquée par un élève à Créteil notamment, un plan d’action contre les violences scolaires sera discuté ce mardi matin en conseil des ministres.

Faut-il des interventions ciblées lors de moments de tension ou une présence systématique de l’uniforme dans les établissements? L’expérience à été testée à Nice elle semble concluante.

Pendant 3 mois entre avril et juin dernier des policiers municipaux non armés ont contrôlé les entrées, inspecté les salles, et fait des rondes dans 3 écoles élémentaires niçoises. Une présence qui s’est avérée utile au quotidien assure Clémence policière municipale elle a participé à l’opération.

"Ca freine les élèves dans leurs éventuels actes de violence"

"La présence de l'uniforme ça freine les élèves dans leurs éventuels actes de violence et ça aide aussi peut-être éventuellement l'enfant persécuté de venir vers moi dans des cas de racket ou autres."

Mais les critiques fusent. "L’école est un lieu de savoir pas une maison de redressement", a déclaré Nicole Belloubet, ministre de la Justice. De leur côté certains syndicats de police pointent le manque de moyens.

"Ca va peut-être surprendre les élèves au début mais ils vont vite s'habituer"

Comment un ou deux policiers peuvent-ils sécuriser efficacement des établissements qui comptent parfois des centaines d’élèves s’interroge Jean-Rémi Girard président du Syndicat national des lycées et collèges.

"Ca n'est absolument pas la réponse aux problèmes posées par nos collègues via notamment le hashtag #PasDeVague. Si on parle de lycées à 2000 élèves on ne voit pas à quoi va servir le policier dans l'établissement. On aurait surtout besoin de plus de surveillants, d'assistantes sociales, de conseillers d'éducation en plus. On exagère la puissance symbolique du policier, ça va peut-être surprendre les élèves au début mais ils vont vite s'habituer."

La réflexion se poursuit sur ce dossier complexe explique l’Elysée. Des détails doivent encore être réglés et des mesures concrètes ne devraient pas être annoncées avant une ou plusieurs semaines.

Jean-Baptiste Bourgeon (avec J.A.)