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Education: "le système mis en place commence à porter ses fruits, pourquoi le casser?"

Le nouveau ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, veut diminuer le nombre d’élèves par classe dans les écoles du Réseau éducation prioritaire. Attention à ne pas casser ce qui existe déjà, prévient Rachel Schneider, secrétaire départementale du syndicat SNUipp-FSU, invitée ce lundi de Bourdin Direct.

C'est une des mesures phares de Jean-Michel Blanquer, nouveau ministre de l’Education nationale: le passage à 12 élèves par classe en CP et CE1 dans les écoles de REP (Réseau éducation prioritaire, ex-ZEP). Une réforme qui ne déplaît pas à Rachel Schneider, secrétaire départementale du syndicat SNUipp-FSU, mais qui ne doit pas effacer la réforme lancée par l’ancien gouvernement.

"Le souci c’est que les postes que le ministre veut utiliser sont des postes qui commencent à donner pleine satisfaction. Ce sont les postes de: 'plus de maîtres que de classes'. En REP+ (version renforcée des REP) et en éducation prioritaire, le gouvernement précédent a mis en place un maître de plus que le nombre de classe de l’école. On est en train de se rendre compte que ça a vraiment créé une dynamique pédagogique dans les équipes. Le plus important c’est que l’on découvre que l’on est plus intelligent à plusieurs".

Pour Rachel Schneider, l’idéal serait de combiner les deux réformes. "12 élèves par classe, ça semble mieux que 25 mais en réalité ça dépend. Si on n’a jamais le regard croisé, le fait d’être à deux, de prendre un peu de recul, on est moins innovant et on peut laisser des élèves sur le chemin. On ne dit pas non à l’idée de diviser les classes par deux. On dit que le système mis en place commence à porter ses fruits, alors pourquoi le casser à l’arrivée d’un nouveau ministre? Est-on plus efficace tout seul avec des élèves, même s’ils ne sont que douze, ou avec un collectif de travail?"

Invité dans Bourdin Direct lundi matin, Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale, a affirmé vouloir étudier les résultats de la réforme du "plus de maîtres que de classes" avant de prendre une décision.

Bourdin Direct avec A.B.