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"J'ai contacté des avocats, j'ai écrit au président de la République": la détresse des étudiants sans master l'année prochaine

Ils sont des milliers d'étudiants en ce début d'été à ne pas avoir reçu d'affectation pour leur master à la rentrée prochaine.

Les courriers de refus, c'est tous les jours pour Léa, qui a pourtant démarché les universités de la France entière: "Toulouse, Montpellier, Bordeaux, Clermont-Ferrand, Poitiers", énumère-t-elle. Malgré une licence de droit privé en poche, le master ne lui a pourtant jamais semblé aussi loin: "Je suis en colère parce que je suis une élève sérieuse, je m'applique dans ce que je fais, je suis un peu dégoûtée et je ne sais pas ce que je vais faire à la rentrée", assure-t-elle à RMC.

Chaque année, il arrive 30 à 40.000 nouveaux bacheliers dans les licences et cette tension se répercute de plus en plus sur les places en master qui n'évoluent pas forcément aussi vite. Un phénomène amplifié cette année par la crise sanitaire.

"Il va y avoir un deuxième tour"

Six vœux et autant de refus pour Lucie, en langues étrangères appliquées, et qui déploie les grands moyens pour trouver une place en Master: "J'ai commencé à regarder les cabinets d'avocats puisque j'ai vu que certains acceptent les dossiers d'étudiants qui veulent aller au tribunal pour obtenir un master au nom du principe de la poursuite des études. J'ai aussi écrit un courrier au président de la République, on ne sait jamais".

Mais pour ces étudiants, tout n'est pas perdu tente de rassurer, François Germinet, président de la commission formation à la conférence des présidents d'université: "Il va y avoir un deuxième tour pour repérer les étudiants qui n'ont pas obtenu de place et voir ce que l'on peut leur proposer sur des masters où il reste des places". Il conseille aux étudiants qui ont essuyé plus de 5 refus de saisir le rectorat, pour trouver une affectation définitive.

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Alfred Aurenche (avec G.D.)