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"J'étais en difficulté": après une année 2020 marquée par le confinement, le boom des cours particuliers

Les parents s'inquiètent et ont de plus en plus recours au soutien scolaire. En particulier chez les lycéens.

Les vacances se terminent aujourd'hui pour la zone C. Elles ont pris fin une semaine auparavant pour la zone A. Des vacances placées sous le signe des révisions pour les élèves. Car ils sont nombreux à avoir du mal à suivre à cause des cours en distanciel et d'une année 2020 marquée par le confinement.

En seconde professionnelle, Maxime s'est vite rendu compte des lacunes accumulées avec les confinements. Il a donc voulu suivre des cours de soutien scolaire pour les mathématiques et l'électricité. “J’étais en difficulté. J’avais plus de mal à suivre les cours, à être motivé quand on avait des cours en visio”, explique-t-il.

De l'aide pour les matières scolaires, mais pas seulement. "Ça m'aide à me calmer, à avoir de la discipline et à avoir plus de conscience en soi”, assure-t-il.

Car la période est angoissante pour les élèves et Christian, son professeur particulier, veut les préparer au mieux. “A l’origine, j’étais venu pour des cours d’électronique et en plus, je l’ai aidé pour de la présentation de soi, sa communication, sa façon de se présenter donc ça l’a rassuré”, indique-t-il.

Augmentation de la demande

De quoi rassurer aussi la mère de Maxime, inquiète lorsqu'elle a vu les notes de son fils baisser. "Ça a été un coup dans notre organisation familiale et ça nous a forcé à réagir”, admet-elle.

Des cours de soutien, en présentiel donc, qui soulagent Marie-Laure. “Rien ne remplace le contact direct au niveau de la motivation et j’espère des résultats bientôt”, appuie-t-elle.

Et elle n'est pas la seule. La demande de cours de soutien, 30 euros minimum de l'heure, a augmenté cette année remarque Francis Serre, directeur commercial des Cours Legendre, notamment à cause du flou provoqué par la pandémie. “Les familles voient leurs enfants avoir des cours en visio, voient des classes qui ferment, qui ouvrent. Il y a aussi la réforme du bac tout ça. Et donc effectivement ça génère du stress”, précise-t-il.

Il estime qu'avec la crise sanitaire, les différences de niveau se sont accrues entre les élèves. 

Garance Munoz avec Guillaume Descours